Campagne

mercredi 23 février 2011

[Dragon Age] Intersession 6/7 (5)

Je laissais mes compagnons s'afférer à ranger notre camp en vue de notre retour à Ruswold. Je profitais de cet instant de solitude et de tranquillité pour rédiger mon courrier. De mes quatre années passées à la Tour du Cercle, période de ma jeunesse que je m’efforçais de classer dans la plus profonde oubliette de ma mémoire, je ne pouvais nier avoir acquis une certaine aisance dans le maniement de la plume. Mais un premier obstacle entravait ma volonté ; notre campement ne comptait ni table ni chaise, instruments indispensables pour l’écrivain. Pour combler cette faille logistique, je m’assis à même le sol, le dos dressé le long d’un large tronc, les genoux pliés, les cuisses jointes formant un simulacre de table. Je posais délicatement l’encrier à mes cotés et calais la tablette supportant la feuille vierge le long du bureau de chair. La plume à dextre, il ne me restait plus qu’à jouer des pleins et déliés. Aucune phrase, aucun mot prit vie sur la feuille de papier immaculée. Car voyez-vous, écrire des essais philosophiques ou des allégories sur les bienfaits du Créateur ne vous prépare en rien au délicat exercice de la rédaction d’une missive convaincante et pertinente demandant à un chevalier unijambiste, déshonoré et ruiné de porter secours à une bande de quatre inconnus en soif d’aventure plongée dans une situation où survivre devient l’enjeu. Ce manque de culture me coûta la moitié de ma réserve d’encre, douze feuilles transformées en boulettes qui meublaient la périphérie de mon dossier en bois naturel, et une plume à retailler. De tout ce gâchis, j’en tirais ceci.


Sir Valdur Krole,

En premier lieu, je vous présente mes excuses pour ma conduite qui s’écarte des règles de bienséances et passe outre le protocole auquel je devrais me plier devant un homme de votre rang. Malheureusement, les circonstances m’obligent à utiliser la plume alors qu’un entretien s’impose. Je reste convaincu que, en lisant la suite de cette discourtoise missive, vous saurez me pardonner. Car, en plus de vous apprendre que vous êtes victime d’une démoniaque machination, je puis vous prouver que de mauvais sujets s’en prennent à votre vie de manière insidieuse et lâche. Quoi de plus couard que de détruire vos convois de ravitaillement, et vous condamner vers une inexorable et lente famine. Vos ennemis se cachent derrière un assassinat maquillé, évitant ainsi un noble affrontement qui leur serait bien plus dangereux.

Quelle preuve m’autorise à porter ses accusations ? N’attendiez-vous pas un convoi de ravitaillement ? Celui-ci n’aurait-il pas quelque retard ? Sachez qu’il n’arrivera jamais à destination. Il a été sauvagement brulé sur la voix qui relie votre manoir à Logerswold le jour même où avec mes compagnons nous quittions votre noble demeure. Nous sommes parvenus devant le chariot en combustion, et n’avons pu sauver ni les biens devenus des amas de cendres rougissantes, ni les convoyeurs atrocement exécutés. Mais l’ignominie était récente. A notre arrivée inopinée, les malfaisants s’apprêtaient à quitter le lieu pour rendre compte. De compte, ils ne purent rendre. Maigre vengeance, je vous l’accorde, le commanditaire court toujours, je l’avoue. Aussi, j’ai davantage à vous proposer pour assouvir votre peine. Je détiens la possibilité de retrouver le titre de ban qui vous a été honteusement dérobé. Mais l’affaire n'est pas sans risque. La bête est blessée, assoiffée de haine funeste, et d’autant plus redoutable. Venez au plus vite nous rejoindre à Logerswold. Rejoignez-nous en chevalier armé prêt à livrer dur combat, accompagné de la meilleure escorte qu’il vous sera possible de rassembler ; la bête n’agit pas seule, grande sera la bataille.

Comme pour tout aventurier, sans doute supposez-vous que je possède quelque intérêt à votre venue.  En réalité, il n’est autre que le vôtre : arrêter le fléau qui sous de lâche traîtrise se nourrit du sang de la vallée de Ruswold en semant la discorde et le meurtre, l’arrêter avant qu’il ne puisse s’étendre à tout Férelden réduisant notre beau pays prospère à un désert sans vie. Aussi, notre récompense, nous serons la partager en proportion de la satisfaction du devoir accompli.

Je sais compter sur votre gratitude.

Votre dévoué Rylan de Malgranne, Apprenti Voyageur, Initié du Cercle.

Il me restait en arrivant au village de Logerswold, à retrouver Ridyck le garant des écuries, et à le convaincre de livrer sans attendre ma missive à son ancien maître. Mais je n’étais pas certain que les circonstances me le permettent, ni que l’écuyer parviendrait à temps au manoir de Krole. Je priais le Créateur qu’il me soutienne dans ce combat.

Autobiographie de Rylan : la lettre à l'attention de Valdur Krole
Texte de Marcapuce

dimanche 20 février 2011

[Dragon Age] Village de Logerswold

Au croisement de la route principale et de la route allant du nord au sud de la vallée de Ruswold, le village de Logerswold existe presque entièrement pour soutenir l'industrie forestière qui fait sortir le bois de la forêt Bréciliane et le transporte vers l'ouest dans les terres pauvres en bois du Bannorn.

Seules quelques dizaines de familles (environ 200 âmes) vivent à Logerswold. D'autres familles vivent dans la région environnante comme agriculteurs ou artisans. Bien que hardis, les Féreldiens ne forment pas un peuple particulièrement martial, et les attaques des hors-la-loi ont dévasté leur moral et leur nombre.

Il existe quelques bâtiments notables à Logerswold. La taverne du Signe de l'Arbre Étendu qui sert aussi de alehouse est tenue par Liwis qui vit seul avec Daelia sa fille adolescente depuis que sa femme a été violée et tué par les bandits. A côté de la taverne, on trouve les écuries tenues par Ridyk, un ancien soldat de Krole. Pour la Chantrie locale, Soeur Pliacinth répond aux besoins spirituels de la communauté.

Le plus haut bâtiment de Logerswold est une maison de trois étages qui  sert de centre au commerce local de l'exploitation forestière. Dans la cour outre le matériel de coupe et de transport, on trouve des tentes qui abritent une douzaine de familles de réfugiés. Cette maison appartient à Trewin qui a obtenu sa position à la sueur de son front, à son travail, à ses muscles vigoureux et aux innombrables années dans la forêt  à scier, transporter et vendre le bois. Trewin est un homme d'affaires avisé et un travailleur infatigable. Waldric Main-sanglante a détruit l'industrie locale, mais Trewin a demandé à ses bucherons de ne pas retourner dans la forêt à cause du danger.

[Dragon Age] Forêt de Bréciliane



Une grande partie de l'est au sud-est de Férelden est un désert sauvage, dominé par la Forêt de Bréciliane. Cette forêt est  considérée comme un lieu maudit, une demeure de voleurs, assassins, et les loups-garous. On dit que les arbres eux-mêmes circulent par eux-mêmes et tuent les imprudents. On dit que l'on se sent toujours observer dans la forêt. Certains prétendent qu'à certains endroits de la forêt,  le Voile est si mince que la frontière entre notre monde et l'Immatériel est difficile à distinguer.

Seuls les gens étranges que sont les elfes Dalates osent entrer dans Bréciliane régulièrement, ce qui conduit beaucoup à croire qu'ils peuvent avoir participer à rendre cet endroit maudit. Les Féreldiens qui sont prêts à braver la forêt vivent généralement dans la ville de Gwaren, une ville portuaire sur l'océan Amaranthine.
 

[Dragon Age] Vallée de Ruswold


La vallée de Ruswold connue aussi sous le nom de "La Ruswold" comporte de bonnes terres agricoles à l'ouest et une sombre forêt à l'est, la forêt de Bréciliane.

La Ruswold est traversée par une route principale bien entretenue et sous la protection de patrouille. La route permet d'acheminer le bois de la forêt vers les Bannorn à l'ouest. La vallée est aussi traversée par un grand nombre de pistes et de sentiers utilisés par les autorités locales, voyageurs à pied, mulet, cheval et charrette.

La seule voie d'eau importante de la région va du nord-est au sud-ouest, pour ensuite se jeter dans une plaine marécageuse. Logerswold est le seul centre de population important dans la Ruswold. Il est le fer de lance en chef pour le bois qui sort de la forêt avant de repartir vers l'est. C'est également à Lorgerwold que se tient le marché hebdomadaire auquel participent les fermiers de la région. Valdur Krole, l'ancien Bann possède un manoir fortifié au sud de Logerswold.

Le camp de Trumhall
Le campement du nouveau Bann, Trumhall se trouve au nord du village. Il vient seulement de commencer la construction de ce qu'il espère être une demeure à long terme dans la région. Son choix du site est bon, une petite colline qui surplombe de vastes champs de tous les côtés, et à proximité d'eau douce. D'un côté de la colline, un sol rocailleux fournit à la fois la pierre des bâtiments et une approche défendable.

Bien que Trumhall ait de grands projets, il n'y a pas de mur d'enceinte encore construit. La plupart des «bâtiments» du campement sont, pour l'instant, des tentes.  La seule construction terminée est une maison en bois  qui abrite le petite suite que le Bann peut aujourd'hui se permettre d'employer. Le fait que Trumhall ait donné la priorité au logement de ses hommes est un facteur important dans le moral élevé parmi ses disciples.

Bann Trumhall lui-même vit dans une tente de campagne divisée en deux zones différentes, une chambre à coucher et une salle d'audience et contient beaucoup de meubles en bois solide.

On trouve aussi un enclos en bois pour les animaux domestiques du campement, y compris quelques vaches, quelques chèvres, et une pléthore de poulets. Les adeptes du Bann chargé de l'entretien vivent dans une série de tentes près de cette zone. Il ya beaucoup d'activités au campement, une équipe de travailleurs creusent des trous pour les débuts d'une palissade, les serviteurs prennent soin des animaux, etc. En soirée, un certain nombre d'hommes montent la garde dans le périmètre du campement.


 Camp du Bann Trumhall

[Dragon Age] Ville de Porte du Sud (South Reach)

La ville fortifiée de Porte du Sud a une importance stratégique ce qui explique qu'elle est sous la domination du Arl Bryland. La ville est construite autour d'un fort et sert de plateforme de commerce entre Golefalois et Dénérim la capitale du royaume.

La ville peuplée d'environ 2000 habitants est séparée par 4 quartiers principaux : Noble, Or, Commun et Sale. La Chantrie est dirigée par le Révérende Mère Balitia.

[Dragon Age] Village de Lothering


Lothering est un village au nord de Ostagar, situé sur la route de l'Ouest. La route pavée construite par l'Empire Tevintide agit comme un mur de protection d'un côté du village et haut mur en bois, avec des tours de guet et une porte solide, protège le reste.
 Historiquement, Lothering était un poste de commerce au service de la forteresse de Ostagar au sud.

A l'époque actuelle, un flux régulier de voyageurs entre et sort de Lothering amenant des biens et produits de tous les coins de Férelden. Il fournit des marchandises à Golefalois (Redcliffe Village) et à la communauté des marchands et des nains de surface d'Orzammar. Lothering a une présence modeste de la Chantrie et de leurs Templiers.

Des groupes de mercenaires comme les Irréguliers de Blackstone utilise Lothering comme leur base arrière.


vendredi 18 février 2011

[Dragon Age] Set 2

Le Set 2 est désormais en présent sur le site de vente en ligne de Green Ronin mais il n'est pas encore possible de l'acheter. Il permet de gérer les personnages du niveau 6 à 10. On trouve aussi de nouvelles possibilités comme les spécialisations (assassin, berserker; templier, etc), de nouveaux sorts et des actions spéciales (stunts) de type jeu de rôle ou exploration.
 
La deuxième boite de Dragon Age RPG contiendra 2 livres de 80 pages (un pour les joueurs, un pour le meneur de jeu), des cartes de références et une carte du monde de Thédas. Les règles seront aussi disponibles en PDF.

mercredi 16 février 2011

[Dragon Age] Calendrier annuel

Le calendrier annuel est utilisé depuis les premiers jours de l'Empire Tévintide. Il y a 12 mois de 30 jours chacun entrecoupé par 5 jours fériés annuels (annums) qui marquent la transition entre chaque saison ainsi que le premier jour de l'année. Chaque mois possède un haut nom en Ancien Tevene mais en Férelden tout le monde utilise le nom commun.

Annum : Premier Jour
Premier mois: Wintermarch "Marche de l'hiver" (Verimensis)

Annum: Wintersend "Suite à l'hiver"
Deuxième mois : Guardian "Gardien" (Pluitanis)
Troisième mois: Drakonis (Nubulis)
Quatrième mois: Cloudreach "A portée des nuages" (Eluviesta)

Annum: Summerday "Jour d'été"

Cinquième mois: Bloomingtide "Marée fleurie" (Molioris)
Sixième mois: Justinian (Ferventis)
Septième mois: Solace "Consolation" (Solis)

Annum: Funalis
Huitième mois: Août (Matrinalis)
Neuvième mois: Kingsway "La Voie des Rois" (Parvulis)
Dixième mois: Harvestmere / "Simples Moissons" (Frumentum)

Annum: Satinalia
Onzième mois: Firstfall / "Premières chutes" (Umbralis)
Douzième mois: Haring (Cassus)

samedi 12 février 2011

[Dragon Age] DA1936

Sur le blog Battleaxes & Beasties on peut découvrir un cadre de jeu original pour Dragon Age : DA1936.Il s'agit d'un univers pulp alternatif situé en 1936 dans lequel notre monde a subit un désastre suite à la désintégration de la lune à cause d'une invocation ratée des Anciens Dieux par la Société de Thulé. La magie a fait sa réapparition et de sombres créatures foulent notre sol. Le continent de Tharos a surgit des fonds de l'océan Atlantique et d'aucuns pensent qu'il s'agit d'un fragment de l'Atlantide.

Les personnages appartiennent à la Société des Explorateurs à la recherche de la gloire, de la fortune et avides de mystères. L'auteur propose de nouveaux antécédents (vagabond, professeur, détective, cambrioleur, marin, homme d'église, occultiste, etc.). On trouve aussi des règles sur les armes à feu.

Une initiative intéressante qui démontre encore et encore la puissance du moteur de jeu A.G.E.

vendredi 4 février 2011

[Dragon Age] Intersession 6/7 (4)

...

Ils devisaient, je priais.

Je m’entretenais avec mon dieu lorsqu’un soudain silence s’empara du monde terrestre. Je quittais la puissante divinité pour retrouver mes mortels compagnons devenus muets. Arcill et Roshek me scrutaient d’un regard interrogateur. Ils attendaient que je m’exprime, que je leur présente mon habituelle synthèse de nos décisions conclusives qui marquaient la fin de nos échanges. Ne croyez pas qu’ils admiraient mon brillant esprit de synthèse. Ils cherchaient insidieusement à s’assurer que ma pensée ne prenait pas des détours non conformes comme cela semblait s’être produit à la suite du massacre de mon village natal. Falos, lui, il préférait se mobiliser entièrement à la surveillance de nos trois prisonniers, qui lui offrait la vénérable et vengeresse jouissance non dissimulée du sentiment de dominer des humains.

Pour échapper à une mise en camisole en règle et sans ménagement, je devais satisfaire l’attente de mes deux surveillants. Mais comment effectuer une synthèse d’une conversation que j’avais entendue certes, mais malheureusement pas écoutée ? Il me restait l’imagination et sa cousine improvisation pour m’aider à sortir de cette impasse, et l’espoir que mon généreux subconscient avait enregistré quelques brides qu’il me restituerait par son immanquable esprit de solidarité.

Je commençais par le plus simple : exposer notre délicate situation ; quelques inestimables secondes de gagner pour concevoir la suite.

- Notre employeur, tout ban élu fut-il, nous a royalement roulé dans la farine. Néanmoins, il a sous-estimé notre valeur, de telle sorte qu’en réalité, nous, si vous me pardonnez l’expression, le tenons par les couilles.

Je complétais mon image sexuée par un mouvement évocateur en brandissant le journal ensanglanté tout en le serrant fortement des deux mains.

- La douleur qu’il ressent le met dans une colère folle et meurtrière, aussi, il fera tout ce qui lui est possible pour trancher les poignets qui le tiennent ainsi prisonnier.

Je fis une pause avant de poursuivre afin de mesurer l’effet de cette introduction. Roshek conservait son assurance habituelle sous une pose professorale, qui nous signifiait son contrôle parfait de la situation. Arcill caressait nonchalamment la lame de son inséparable hache, dont le reflet rougeâtre du feu de camp rappelait le sang dont elle adorait s’abreuver. Le guerrier ruminait sa vengeance, il voulait en découdre.

J’entamais la suite.

- Il a séduit la naïve population locale qui est donc avec lui. Notre première urgence sera donc de convertir tout ce monde. Nous nous rendons sans tarder à Ruswold pour nous lancer dans une opération vérité. Nous avons pour cela plusieurs cordes à notre arc. Les prisonniers, le journal, les objets récupérés du camp, le cheval que nous avons rendu a son propriétaire, notre visite au temple de la Chantrie pour la sauvegarde des âmes des pauvres convoyeurs. Roshek saura sans mal retourner tous ces gens en protégeant au mieux nos intérêts, il sera s’expliquer avec Trewin le riche et influant négociant qui possède l’immense maison de pierre aménagée en terre d’accueil pour les malheureuses victimes des brigands à la solde du traître. Ce dernier aura sans doute placé quelques hommes à sa solde pour tenter de contrecarrer nos plans. Arcill et Falos habitués à identifier les comportements suspects se chargeront de les réduire au silence.

Nouvelle pause d’observation. Roshek s’amusait. Sans doute que je venais d’exposer son plan. Je savais que je pouvais compter sur mon subconscient, ma grande imagination et mon sens aigu de l’improvisation. Arcill saisit le manche de son impressionnante et inséparable arme. Il imaginait déjà la manière dont il allait couper la parole aux sbires du noble félon. Falos continuait de dominer trois humains enchaînés.

- Nous pourrions aussi chercher du renfort et nous appuyer sur des autorités pour asseoir notre sécurité et valoriser notre réputation. Nous rendre à la garnison de Logerswold répondrait à cette option. Mais la route est longue et certainement verrouillée par les proches du fourbe. Je vous suggère de contacter le chevalier Valadur Krole. Il sera sans doute très satisfait des nouvelles que nous lui apporterons. Elles lui feront miroiter une possibilité de retrouver son siège, et surtout de laver son humiliation. Au regard de son sens de l’honneur très exacerbé, nous serons à l’abri de toute traîtrise, et il se fera un honneur de nous récompenser, pas avec de l’argent qu’il n’a plus, mais en faisant connaître la nature de nos exploits. Certes, vus l’état de délabrement de ses finances et de son infirmité, s’il n’est pas déjà mort assassiné, il nous sera sûrement d’un bien maigre secours. Néanmoins, je vous suggère de tenter le coup. Non, il ne nous sera pas nécessaire de nous rendre à sa triste demeure. Je solliciterai Rydick, le palefrenier resté fidèle à son ancien ban, pour transmettre une lettre que je me propose de rédiger.

Roshek ne portait aucun intérêt à cette option. Il n’avait nul besoin de personne ni pour conclure cette affaire en sa faveur, et ni pour sa réputation dont il se chargeait très bien tout seul. Arcill y semblait plus sensible. La perspective d’accroître sa réputation bien basse à Felderen ne le laissait pas indifférent.

- Une fois les villageois de notre côté, nous passons à la deuxième phase des opérations : expédition punitive. Nous nous rendons au camp du perfide, avec prudence et discrétion. Nous réduisons son escorte à sa plus simple expression, et obtenons quelques explications du déloyal employeur pour en tirer le meilleur profit.

Pour ma part, cette seconde phase du plan me séduisait : elle me permettrait d’avoir un échange définitif avec l’apostat mabari démoniaque qui menait la barque. Je me gardais bien de préciser ce point.
- En cas de grabuge, nous virons vers le plan de secours qui consiste par d’habiles négociations dignes d’un des meilleurs commerçants nains, à conserver notre emploi.

Je ne précisais pas non plus qu’il m’était totalement impossible de traiter avec un apostat.

Puis, je posais la question finale dont la réponse portait une incidence directe sur notre proche avenir.

- Bien, si vous le voulez bien, je suggère que nous nous rendions dès l'instant à Ruswold pour remplir la première phase de notre plan. Qu'en pensez-vous ?


Texte de Marcapuce