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lundi 23 juillet 2012

Le caveau perdu de Tsathzar Rho (Session 8 du 25/05/2012)

Mémoires d'un guerrier nommé Braban

Tout cela commence à me lasser, et je le fais savoir. La magicienne insiste pour terminer ce que nous avons commencé. Sauf que je n’ai aucune idée de ce que nous avons commencé. En revanche, il y a une chose que je sais : j’ai envi d’en finir et vite. On transige pour une dernière rapide exploration et pas plus. Après, retour au bercail quoiqu’il arrive.

La suite, sans intérêt. C’est comme avant : couloirs, salles, combats victorieux contre mutants. Sauf que les autres, y étaient tous excités par une salle bizarroïde, la dernière heureusement. Moi je dis : y pas de quoi en faire un fromage des trucs un peu loufoque. Certes, y avait des gars qui voyaient une grosse et méchante poule, et pas d'autres. Certains se voyaient dans la salle où je me trouvais, et d'autres prétendaient voir une sorte de volcan.  Car en regardant bien, nous avons combattu un magicien en recherche d’un mystérieux passé, muté en une espèce de gros gallinacé que nous avons occis. Un machin venu tout droit d’un autre monde. D’ailleurs, les savants du groupe y ont parlé de salle ou monde parallèle, je sais plus bien. Enfin bref, en résumé, pour faire court, nous avons parcouru un énième couloir qui finit dans une énième salle pour combattre et tuer un énième mutant.

Je profite de leur moment de gloire de ceux qui ont  accompli un miracle pour leur rappeler qu’il est grand temps d’annoncer cet immense succès à notre commanditaire. Et me voilà parti à rebrousse chemin, direction la sortie. Et les voilà qui me suivent.

Enfin dehors. Nous retournons auprès des paysans qui nous avaient si bien accueilli, où nous partageons notre maigre butin. Ils restent, je continue mon chemin, seul, enfin pas tout à fait.

Texte de Marcapuce

Prêtresse Kobold aux écailles d’albâtre et ayant fortement mutée et ses meubles animées construit à partir de corps de kobolds

Pensées d'une jeune chamane nommée Morticia
Morticia la Chamane était toute à ses pensées. Encore très faible, sa jambe gauche sérieusement amoindrie par une vieille blessure, la cicatrice de son ventre la chatouillait encore, et les terribles séquelles sur son dos la faisaient souffrir aussi...Après coup, se remémorer une telle aventure, tranquillement installée devant un feu de cheminée rassurant, alors que la tension et les émotions étaient retombées... C’est certain que les choses essentielles reviennent à l’esprit, mais il manque l’ardeur des combats, la peur qui tenaille les ventres, les douleurs des blessures qu’il faut surmonter pour continuer d’avancer, la fatigue, la pesante fatigue... Mais plus que tout, il manque LA présence ! Quelque chose d’indéfinissable qui donne la chair de poule... La sensation terrible et merveilleuse de ne pas être seule... Et pourtant les “signes” n’ont pas manqué ! “Il fallait vraiment que je sois aveugle pour ne pas avoir compris plus tôt” se disait elle...

Par deux fois elle avait fait appel à son Patron, et par deux fois, celui-ci lui avait permis de franchir une porte verrouillée et incassable... leur permettant ainsi de continuer et s’enfoncer toujours plus avant dans les méandres des grottes anciennes... La prêtresse Hermione n’avait jamais réussi à guérir la moindre blessure de ses compagnons, comme si une présence invisible voulait les obliger à s’abandonner à Elle, et à Elle seule ! C’était tellement évident en y repensant... Ils étaient tous épuisés, meurtris, et tout semblait perdu... ou en tout cas bien mal engagé. Mais, sans que quiconque ait fait appel à une quelconque sortilège, tous avaient soudain ressenti une puissance bienfaitrice ressouder os et chair, éloigner toute trace de fatigue !... Et ils avaient pu continuer...

C’est alors que la chamane avait compris : Ils étaient en mission Sacrée! Plusieurs Entités s’accordaient pour leur faciliter la victoire... Mais il fallait qu’ils soient tous les bras armés des Puissances supérieures, zélotes consacrés à des fins purificatrices! Alors à cette seule condition, ils pourraient revenir sains et sauf... Évidemment, les autres n’avaient pas compris ! Alors Morticia avait pris la tête de cette Croisade, les incitant encore et encore à accomplir l’impossible.

Et ils avaient triomphé de tous les obstacles, exterminant tous les mutants gobelins sur leur passage, purifiant ces lieux des engeances qui s’y reproduisaient. Arrivés à la dernière salle, la dernière épreuve... La “Chose” était là! Cette aberration impie se tenait devant eux dans un décor infernal... Enfin c’est que certains d’entre eux avaient vus, car d’autres avaient été trompés et leurs esprits faibles et aveuglés cherchaient un passage dans un bibliothèque maudite... seuls ceux qui avaient gardé leurs esprits purs (et Morticia avait été rassurée de voir qu’Hermione était de ceux-là) avaient affronté le monstre... Encore des blessures, mais les guerriers avaient eu la main heureuse, guidés qu’ils étaient, et la Bête avait du fuir, blessée!

Elle aurait pu s’échapper définitivement en quittant ce Plan matériel, mais les Entités qui les guidaient avaient tout prévu : La prêtresse avait été choisie pour accomplir l’acte rituel ultime qui renverrait l’Innommable... tandis qu’un irrésistible appel l’avait fait quitter ce lieu avant que la Bête n’en sorte, la fragile Hermione, en embuscade, d’un seul coup de son arme désormais sanctifiée, avait arraché l’âme de l’Homme-qui-voulait-devenir-un-dieu !

Ainsi tout avait été accompli !

Texte de Ra-deg


Guerriers d'élites kobolds devant le mur de sang

Le groupe d’aventuriers sentaient la fatigue accumulée par leurs dernières péripéties paralysait leur muscle et  réduisait leur volonté. Aussi, ils décidèrent de retourner auprès des paysans installés au pied de la colline devenue maudite mais maintenant exorcisée. Ils contèrent avec fierté leur exploit, dont les preuves devenaient visibles au fur et à mesure que les heures passaient. La nature polluée de la colline reprenait doucement ses droits. Tous s’exprimaient, se montraient, se flattaient. Tous, non. Braban restait à l’écart. Ils répondaient très brièvement aux questions que les locaux lui posaient de moins en moins fréquemment de part le manque d’enthousiasme que marquait les réponses du guerrier. Puis, lorsqu’il estima que ses compagnons avaient suffisamment reçu leur part de gloire, il exigea que le partage du butin soit fait. Et il fut. Ensuite, il les quitta, sans un commentaire, sans aucune justification. Il partit, c’est tout.

Texte de Marcapuce 

Le groupe se rendit compte que Pinpin était aussi parti. 


Tsathzar Rho ou du moins ce qu'il est devenu

Butin
  • Miroir en or : 300 PO
  • Fiole de poussière de diamant : 800 PO
  • Fiole de poussière d'or : 400 PO
  • Fiole de poussière d'argent : 100 PO
Les mages du Hameau de la Tour indiqueront que les fioles servent dans les rituels d'invocation de créatures.


Points d'expérience
J'ai ajouté les PX des dernières séances et j'ai aussi arrondi.

  • Braban : 80 PX
  • Lufy : 75 PX
  • Scaban : 75 PX
  • Hermione : 70 PX
  • Morticia :  70 PX
  • Pinpin : 70 PX
  • Gunthar : 60 PX

dimanche 22 juillet 2012

Adrakal



C'est dans la partie sud-est de Ronce-Noire que vit le mage Adrakal. Lorsqu'il annonça il y a plusieurs dizaines d'années, qu'il souhaitait restaurer une veille tour qui se dressait à la lisère de la forêt, les autorités locales considèrent qu'il s'agissait d'une perte de temps et d'argent mais qu'au final cela pouvait amener des revenus supplémentaires à la région. Cette veille tour était la demeure d'un vieux magicien excentrique nommé Nymoren qui avait choisit de construire sa tour sur les ruines d'une antique civilisation. Le vieux mage avait dépenser une fortune en construction. Il avait eut par la suite d'énormes difficultés à l'entretenir, si bien qu'à sa mort, la tour étant en piteux état et fut abandonnée. Pour son projet, Adrakal attira de nombreux corps de métier et en quelques années la tour fut restaurée. De nombreuses personnes décidèrent de rester, le lieu devenant une attraction et aussi un centre de commerce et d’artisanat local. Le campement provisoire se transforma petit à petit en un véritable hameau. Un petit bout de la forêt fut déchiffrée sans que les elfes n'interviennent, pour y faire pousser de quoi nourrir tout le monde.

Le mage Adrakal est un homme de grande taille, athlétique et d'un age incertain. Il ne ressemble que très peu à l'image populaire du magicien en robe à barbe blanche; il porte ses cheveux plutôt court et arbore en général une barbe de 3 jours. Curieusement pour un mage de sa réputation, Adrakal ne porte aucun des stigmates et dégénérescences habituelles que l'on porte aux mages d'un niveau certain. Il est d'un abord sévère pour ceux qui ne le connaisse pas mais il sait se montrer amical lorsque c'est nécessaire. 

Outre ses serviteurs direct (ceux qui travaillent pour lui et pour le Hameau de la tour), il entretient quelques gardes dirigés par une ancienne aventurière nommé Isolda. En plus des apprentis mages qui viennent régulièrement à la tour pour progresser en magie, Adrakal est entouré de deux assistants : le mage Scelzik Neraux, un homme corpulent et volubile et le mage Korsus, un homme discret portant toujours un gant à la main droite. Lorsque le mage s’absente, l'autorité est confié à l'intendant Erol Trumm, un vieil homme encore très actif et à Donnel le Reeve local.

jeudi 17 mai 2012

Winslo Le Furet


Après une jeunesse passé comme pâtre, Winslo a quitté sa ferme pour découvrir le monde. Petit à petit il s'est enfoncé dans le crime et le vice en rejoignant une bande de voleurs. Conscient de perdre son temps dans un groupe, Winslo est reparti à la campagne pour se mettre au vert. Là il a découvert une mère furet géante tuée par des chasseurs alors qu'elle mettait bas. Winslo attiré par des gémissements, a trouvé un petit qui avait survécu alors que les autres avait été égorgés. Winslo a emporté le bébé furet, l'a élevé et dressé. Le jeune furet géant lui permettait de vivoter avec un petit spectacle qu'il donnait dans les villages. En plus d'être désormais connu sous le sobriquet Le Furet, il était de notoriété plus ou moins publique que Winslo pouvait accomplir des actes que la morale réprouve pour quelques monnaies.

Un certain Kravik Harstall, chef de bande voulant se lancer dans le trafic d'esclaves l'a recruté lui et son furet, pensant que l'animal serait utile pour garder et empêcher les esclaves de s'enfuir. Winslo a fait le boulot sans se poser de questions, même s'il trouvait le commerce d'esclaves dangereux, d'autant plus que le chef de bande semblait sous l'emprise d'un mage étrange venu du sud avec des soldats. La situation s'est encore plus complexifiée, lorsqu'un barbare tatoué a rejoint la bande malgré l'avis contraire donné par le mage. Le grand barbare agaçait la bande avec ses questions inquisitrices et au final Harstall qui avait recruté ce fou furieux de barbare semblait s'en mordre les doigts mais il ne l'avait pas éliminé. Étrange. Winslo commençait à se dire qu'il ferait mieux de quitter tout ce petit monde.

La prise d'assaut du repère par des aventuriers et sa soumission par la magie avait permit à Winslo de trouver un échappatoire. 

Pour l'instant il attend de voir venir au Hameau de la Tour sous la surveillance de la milice. 


Winslo Le Furet
Winslo est un voleur et il possède en plus la compétence de Dressage : 1d20 + Mod. PER + Niveau
Furet géant : Init+4; Atk morsure +2 (1d4); CA 12; DV 1D6 (6 PV); MV 12m (8 cases); Act 1d20; SV Vig +3, Ref +2, Vol +1

vendredi 11 mai 2012

La milice du Hameau de la Tour

Malgré sa taille modeste, le Hameau de la Tour entretient une milice composée d"un capitaine, d'un prévôt et de huit miliciens. De plus la milice est régulièrement renforcée par des volontaires issus du village. De nombreux jeunes désœuvrés ou délinquants passent plusieurs semaines au sein de la milice pour apprendre la discipline et être formé aux bases du métier des armes.

En plus de son rôle de maintien de l'ordre et de protection du village, la milice est suffisamment aguerrie pour partir en expédition contre les ennemis du mage ou du village (bandits, monstres belliqueux et ainsi de suite).


Isolda
Cette rousse incendiaire est une ancienne aventurière qui est arrivée en même temps que le seigneur mage. Elle occupe aujourd'hui la fonction de capitaine de la milice. Malgré sa quarantaine d'année, elle reste une combattante farouche et impulsive. Isolda dirige la milice avec fermeté et talent. Dans son passé tumultueux, la capitaine partagea les aventures d'Adrakal et la rumeur prétend qu'elle ne partage pas que cela et qu'elle serait aussi la maitresse du mage. Elle porte en général une cuirasse de fer bleuie et manie à deux mains une épée longue avec une garde rallongée.

Donell
Cet ancien fermier s'est reconverti très tôt dans le métier des armes. On dit qu'il a servi dans l'armée impériale comme chasseur de déserteurs. Le hasard l'a amené au hameau où il a rempli la fonction de Reeve, un agent du mage devant faire appliquer l'ordre parmi la population. Il sert aussi de sergent d'armes (soldat professionnel) au sein de la milice. Il porte en général une armure de cuir et de mailles renforcée par des plaques de métal et manie l'épée.

Les miliciens
Les miliciens sont d'origine diverses et au final peu d'entre eux viennent du village comme le prouve le dernier arrivé, un certain Gareck. La dotation standard d'un milicien est composée d'une armure de cuir souple, d'un épieu, d'un arc court et d'une épée courte. Mais chaque milicien porte et manie une autre arme fruit du passé tumultueux de certains. Il arrive souvent que les villageois viennent renforcer ponctuellement la milice.

lundi 7 mai 2012

Le caveau perdu de Tsathzar Rho (Session 7 du 27/04/2012)

Mémoires d'un guerrier nommé Braban

Contraints par les deux poules mouillées, nous décidons de faire une pause. Celle-ci fut interrompue par une volée de carreaux, donc nous avons freiné les ardeurs après quelques péripéties dangereuses.

Une lassitude commençait à se faire sentir au sein du groupe. L'ambiance tournait doucement mais sûrement en vinaigre. Gunthar, devenu chasseur d'araignées, en voulait aux deux filles. Le rôdeur tirait une tronche pas possible, depuis qu'il avait lamentablement chuté entraînant avec lui le malheureux voleur. Sans compter une engueulade stérile au sujet de barques non amarrées alors que devions continuer à pince sur de la terre, je devrais dire, sur du roc bien ferme.

Couloirs, salles, mutants, ainsi fut la suite comme fut le commencement. Une seule originalité : la roche devenue mur, les stalactites et autres mites métamorphosées en belles colonnes ouvragées, sinon encore et toujours les éternels couloirs et salles pour nous perdre dans un dédale infini.

J’oubliais la magie, toujours présente avec son odeur nauséabonde qui perturbait nos mages et savants. Nous finissons par trouver une salle très originale pour une grotte. Le sol de pierre s'est transformé en un tapis herbeux d'une taille semblable à celle d'une prairie, les colonnes métamorphosées en arbres géants. Le plus curieux dans cette affaire, furent les cocons qui pendaient aux branches. Nous en ouvrirent quelques un pour voir. Aucun papillon. Le rôdeur, qui semblait passionné, nous expliqua qu'il s'agissait d'une métamorphose, qui en fait transformait des êtres normaux en d'horribles monstres. Par précaution nous décidâmes d'exterminer ces fausses chenilles, certain que cela ne contenterait pas tout le monde. Mais comme nous ne savions pas qui serait mécontent, alors peu importe.

Durant cette opération de nettoyage, je remarquais le bien étrange comportement de notre ami rôdeur. Je le prenais en aparté pour lui poser quelques questions.
- C'est quoi ton problème Pinpin? Je sens mon interlocuteur fort mal à l'aise. J'insiste.
- Pourquoi tu planques tes mains ? Pourquoi tu restes à l'écart ? Il panique. Il recule. Je le saisis rapidement. J'observe les autres. Ils ne nous voient pas, occupés à détruire les cocons. Je lui découvre les mains. Il résiste, mais peu.
- Non, me supplie-t-il. Rien. Des mains on ne peut plus normales. Lui-même à l'air surpris. Étonnamment surpris.
- Je répète. C'est quoi ton problème ? Il prend un air tout abasourdi. Il semble désorienté, perdu, ne répond aucun mot. À surveiller ce petit gars. La destruction des cocons se termine. Nous avons quelques blessés dont moi-même J'avoue qu'un peu de repos me fera un grand bien. Reste à convaincre les deux pétasses.



Texte de Marcapuce
Journal écrit en Kobold

Mes écailles sont devenues totalement rouges, mes crocs me gênent pour manger les rats mais je peux les déchirer avec mes nouvelles griffes. Nos frères du haut ne viennent quasiment plus nous voir, effrayés par notre apparence encore plus étranges que la leur mais je pense surtout que nos nouveaux dieux leurs ont donné une mission particulière. Dans ce complexe de pierre noires, les ombres semblent presque palpables et je sens que je pourrai m'y cacher, m'y fondre au risque de m'y perdre. D'étranges visions nous viennent parfois, des choses changent ou apparaissent. Nous commençons à nous y habituer.
...

Les nains bleus, maudits soient-ils, imaginent qu'ils peuvent à nouveau faire de nous des esclaves. Leur expédition est vouée à l'échec. Ils vont bien vite comprendre d'où vient la vraie puissance et ceci malgré leur folie continuelle. Nous ne nous affrontons pas mais il suffirait de peu de choses pour que la guerre soit déclarée. Notre haine réciproque est pour l'instant mise de côté. Nos dieux veulent que nous explorions ensemble les salles de pierres noires. Depuis peu je me sens d'une pertinence rare et nouvelle. La césure entre la grotte et le mur de pierre noire; elle est d'une netteté impossible à imaginer.
... 
Les femmes et les enfants s'amusent à faire fonctionner les instruments de torture dans la salle des Douleurs. Un autre groupe teste les différents portails qui mènent vers des plans élémentaires. Le portail intérieur nous permet de passer directement au niveau du dessus aussi j'ai ordonné que l'on bloque la porte est du nouveau temple avec des moellons en pierre. Avec les saletés de nains et un petit groupe de frères, nous allons continuer à monter. Les frères qui resteront seront désorientés dans meneurs et mais il devront passer beaucoup de temps dans notre nouveau temple à vénérer nos nouveaux dieux et à rêver de conquêtes s'accomplissant dans le sang. Les images du Prophète en toge bleue doivent être un guide pour eux.
...
L'un de nos puissants frères Parent-du-dragon a décidé de garder la tour.
...
De nombreux frères sont volontaires pour se transformer et rentrent dans les cocons sans avoir à les forcer. Même ces immondes nains des profondeurs semblent motivés par notre nouvelle foi. Tous ceux-là deviendront de puissants êtres qui permettront de ressusciter le Prophète.
...
 Mes écailles sont devenues blanches. J'entends la parole des Dieux. Elle sort de mon corps. Je médite et je prie.

mercredi 2 mai 2012

Korsus Main-gantée

Korsus est le second assistant du mage Adrakal. Il vit dans la tour du mage et sort peu dans le village. En revanche il disparait parfois pendant de longues semaines, envoyé en mission par Adrakal ou pour accomplir ses propres quêtes. Korsus est grand, mince et vêtu généralement de jaune et d'ocre. Il n'est pas très sociable et semble peu apprécié par les villageois.

De nombreuses rumeurs courent sur Korsus, notamment à cause de sa main droite éternellement gantée. Les parents effraient les enfants pas sages avec cette main qui semble posséder des doigts d'une longueur inhabituelle. On le dit aussi avide et fasciné par les objets magiques et autres reliques. Le groupe d'aventuriers avait d'ailleurs perçu cette tendance lorsque Korsus avait voulu s'approprier le globe de cristal et le morceau de sceptre trouvés dans l'ancien tombeau après que le groupe de jeunes villageois avait franchi le portail sous les étoiles.

mardi 17 avril 2012

Le caveau perdu de Tsathzar Rho (Session 6 du 16/03/2012)

Mémoires d'un guerrier nommé Braban
 
Aidés du Pinpin, nous grimpons et remontons le couloir jusqu'à une grande caverne. Un bruit de flotte nous donne une direction. Sans doute que nous avions soif. Enfin, eux. Moi, la flotte m’a jamais attiré. Nous voilà devant une rivière. Pas un petit ru tranquille et sans fond, mais un torrent en furie que même les poissons s’y mouilleraient pas. De ce fait, nous décidons de traverser. Y pas de rapport, mais bon, les malins, ils imaginent une marche aisée en se cramponnant à la pierraille. Résultat, on se fait agresser par une espèce de mille-pattes en crise de gigantisme, et voilà trois choses à la baille : les pattes, le môme voleur et  le costaud qui se prend pour un écuyer. Espérons pour eux qu’ils savent mieux nager que les poissons. Le truc bizarre de cette affaire, c’est l’éternel symbole à trois doigts que l’on voit partout, même sur les mille-pattes géants en pleine mutation aquatique. Avec le reste de la troupe, on décide de rester sur terre, laissant la flotte aux spécialistes.
Première direction, nous voilà face à un groupe de rats. Guère le temps de compter le nombre de doigts aux deux rats géants qui paraissent garder les lieux ; on rebrousse chemin plutôt que de prendre les bestiaux à rebrousse poils.
Seconde direction : 4 kobolds occupés à bouffer des rats rôtis. Pris par surprise, ils n’ont pas le temps de digérer. Toujours aussi bizarre les kobolds du coin. Pas nette cette affaire. Ensuite, nous tournons en rond quelque temps, avant de retrouver notre voleur, qui poursuit son bain accroché à un ponton d’un petit port abandonné. Sale mine le jeune homme, mais vivant.
Nouvelle errance. Nous évitons de peu un rocher qui manque de nous aplatir. Un piège, pas de doute possible. Qui dit piège, dit quelque chose à protéger. Gagné !  nous voilà dans le repère d’un mage Kobold avec un œil gigantesque et de sa garde rapprochée. Monde peu aimable qui décide de nous faire rôtir pensant que notre viande vaut bien celle de rats. Ils ne tardent pas à mesurer leur méprise. On trouve quelques bricoles sans intérêt pour celui qui entrave que dalle à la magie : un gros bouquin et un parchemin illisible, une lame cassée, une sacoche aux curieuses gravures, … . Rien de palpitant, sinon des trois doigts un peu partout, et des kobolds de plus en plus combattants et difformes. Moi je le dis, tout ça, ça pue. Mais pas d’explication sur l’origine de cette puanteur qui nous poursuit depuis notre première escape chez les esclavagistes.
Balefire

Oreille-pointue nous lit le parchemin illisible. Belle prestation :
« Balefire~
Nous avons rencontré la Reine Sorcière. Notre ruse est un succès! La Reine corrompue a consenti à nos exigences. La première expédition des lames enchantées devraient bientôt arriver pour votre inspection avant d'être expédiés à l'est comme ordonné. Lorsque le puissant Wyrm se lèvera, il disposera d'une armée pour servir sa volonté que tous redoutent! La sorcière avide exige plus d'or; pour gagner du temps, j'ai envoyé un échantillon de son travail pour votre inspection. Envoyez l'or seulement une fois que les lames seront arrivées - je n'ai pas confiance dans les motivations de la sorcière pas plus qu'elle a confiance dans les nôtres.
~ Ruebald »

 Bien que ce soit devenu lisible, j’y comprends pas plus.

L’eau est plus calme ici, aussi, on se lance dans un petit voyage en radeaux bricolés à partir de champignons géants. Deuxième miracle : voilà le second noyé revenu à la surface, pris dans une toile d’araignée. J’imagine déjà la bestiole. Géante, comme tout ce que nous rencontrons dans ces caves, avec une couronne en forme de trois doigts sur la tête. Gagné, sauf que la bébête parait pas plus vigoureuse que notre nageur. La prêtresse pleine de bonnes intentions s’efforce de calmer les douleurs de Gunthar à demi-inconscient. Ça sent un peu l’embrouille, pour pas dire le roussi, ce coup-là. Aussi, nous autres guerriers, nous parvenons à limiter les dégâts.
Nous continuons notre chemin naval, les deux nageurs avec nous, trempés et frigorifiés. Nous finissons par échouer sur ce qui fut un port de brigands ou autres trafiquants. Nous débarquons. Pas d’issue. Des éboulis curieusement placés attirent notre attention. Bien vu ; nous décelons un passage à l’odeur peu engageante. …

Texte de Marcapuce



Pensées de l'écuyer Boris Gunthar

Après ce séjour prolongé dans l’eau glacée, Boris Gunthar grelotte de froid. Prostré sur le sol de la caverne, il fixe d’un œil morne, sans la voir, l’eau noire brièvement éclairée par les torches. Le sang et l’eau s’écoulent lentement au bout de ses doigts. Le guerrier repense au cauchemar effroyable qu’il vient de vivre dans les ténèbres :

Pris dans une grande toile gluante, il a lutté dans les ténèbres contre une monstruosité invisible. Le combat, relativement bref, lui semble avoir duré des heures. L’ichor de la créature, à chaque coup de hache, s’est mêlé à son propre sang. Gunthar, dans un dernier coup désespéré, a enfin réussi à tuer l’araignée géante. Épuisé, le venin se répandant lentement dans son organisme, le guerrier est resté accroché à la toile, incapable de se libérer, une partie du corps immergée.

Incapable de parler et le cœur rempli d’espoir, il a assisté à l’arrivée de la barque de ses camarades. Il a, avec angoisse, vu les efforts de Morticia et d’Hermione pour déchirer la toile qui leur bloquait le chemin. Malgré des gestes débiles de son bras valide, elles semblaient ne pas le voir ou le croire mort malgré l’éclairage des torches.
En fait, Boris Gunthar, dans sa fièvre, pense que les filles l’ont délibérément ignoré pendant d’interminables secondes … avant de finalement s’occuper de lui. Il ne sait pas pour quelle raison mais cette idée le taraude et tourne en rond dans sa tête….

Replié sur lui-même, contemplant l’eau sombre de la caverne souterraine, Gunthar se rappelle les propos de son ami Torïn : « …Tu es trop naïf Boris. N’accorde pas si facilement ta confiance, tu risques d’être déçu…  et surtout ne laisse jamais une offense impunie, parole de nain… ».
Texte d'ALM

 

Dans la salle où vivait le mage Kobold nommé Balefire, le groupe a trouvé :
  1. Un chandelier d'or portant une bougie noire (400 PO)
  2. Un énorme ouvrage contenant de nombreuses pages écrites dans une langue qui n'a pas été utilisée pendant des siècles
  3. Une sacoche de cavalier gravée de runes incandescentes mais qui semblent inactives. A l'intérieur du sac, il y a un tube en os et un fragment d'une épée longue enveloppée dans du coton souillé
  4. La lame brisée est faite d'un sombre métal cassant et coupant comme un rasoir. L'arme émet également une aura palpable de mal. Il s'agit d'un fragment d'une lame de brûlure, forgée dans le fétide Grand Marécage. 
  5. Dans le tube en os, il y a un parchemin écrit dans un langage runique précurseur de la langue commune et utilisé il y a des siècles . Il s'agit d'un lettre d'un certain Ruebald à Balefire. La signature porte le sceau de cire représentant un dragon rampant, sa gueule redoutable fermé autour d'une orbe noire.
  6. La Reine Sorcière : les rumeurs parlent d'une mystérieuse et maléfique reine sorcière vivant au cœur du Grand Marécage qui se trouve plus à l'est.

vendredi 16 mars 2012

Erol Trumm



Lorsque Adrakal s’absente, l'autorité est confié à l'intendant Erol Trumm, l'homme de confiance du mage. Erol est un homme de petite taille habillé de couleurs vives et dont il est très difficile de déterminer l'age.  La rumeur veut que l'intendant a eut une jeunesse tourmentée et qu'il y a de cela plusieurs années, un jeune homme nommé Trumm a été surpris par Adrakal alors qu'il tentait de voler le mage. Au lieu de punir le voleur, Adrakal pour une raison connue de lui seul, a engagé Erol comme secrétaire puis au fil des années, il est devenu l'homme de confiance et l'intendant de la tour.

samedi 10 mars 2012

Scelzik Neraux

Ce mage est l'apprenti numéro un d'Adrakal.  Le terme d'apprenti est d'ailleurs peu approprié pour ce mage expérimenté et spécialisé dans les invocations de créatures. Contrairement à Korsus, l'apprenti numéro 2, il ne vit pas dans la tour du Haut Mage Adrakal mais dispose de sa propre maison au Hameau de la Tour. D'ailleurs il possède la maison la plus riche et la plus cossue du village. Le magicien est apprécié par les villageois même si de nombreux bruits et rumeurs courent sur de curieux locataires qui ne sortent jamais. En effet Scelzik dispose de nombreux serviteurs, en l’occurrence des diablotins.  Il peut aussi compter sur de magnifiques créatures du beau sexe qui vivent avec le mage, même si elles sortent rarement car chacune de leur virée au hameau provoque un émoi chez les  hommes et l'irritation des femmes.


Scelzik est un homme plutôt corpulent, volubile et aimable. Il aime discuter philosophie, politique et du sens caché des choses. Il est toujours tiré à 4 épingles, arborant des costumes en général rouge ornementé de dentelles blanches. Il se plait parfois à porter un masque blanc à l'instar de l'illustre chef de la famille Neraux. Malgré son léger embonpoint, il est habile avec un poignard et aime la chasse à l'arbalète.

Le mage appartient à l'une des plus anciennes, nobles et riches familles de l'Empire de Crieste. Les Neraux forment une famille d'astrologues, de devins et d'oracles attirant les jeunes talents dans leur académie de Kassantia dont les gracieuses tours sont le symbole de la sagesse arcanique de la maison au service de l'empire. Le maitre de la famille est Emberin Neraux, un mage portant continuellement un masque de fer sombre et rouillé ainsi qu'une robe brodée de silgils et de runes. De nombreuses hypothèses sont émises par le peuple et les nobles sur la raison qui oblige Emberin à porter continuellement un masque. On dit qu'il souffre de difformités, qu'il est d'origine démoniaque ou même serait une liche. Qui connait la vérité ? Autre particularité, le chef de famille est toujours escorté par deux jeunes filles à la lance et qui sont des jumelles. 

Il peut sembler étrange que Scelzik appartenant à une aussi illustre lignée de mages ait choisit de se terrer dans un coin aussi retiré de tout. Certains avancent que la forêt de Ronce-Noire et ses alentours est riche en mystères et peu fasciner par son histoire haute en couleur. Il est possible aussi que Neraux, mage ambitieux considère que c'est un honneur d'apprendre auprès du Haut Mage Adrakal qui au final accepte très peu d'apprentis. Le jeune épicurien a malgré tout réussi à recréer le confort de la capitale dans le petit hameau.

Scelzik semble s’intéresser de très près au bien être du hameau, toujours attentif à ce qui se passe dans la région. On dit qu'il paye un bon prix tous ceux qui lui apportent des informations originales et mystérieuses. Mais certains individus à l'esprit étroit pourraient trouver ce mage un peu étrange et son comportent singulier. La composition de sa maisonnée (diablotins et femmes d'une beauté époustouflante) peut déconcerter les âmes simples. C'est apparemment le cas pour Braban, guerrier et ancien milicien du Hameau de la Tour.


mardi 28 février 2012

Le caveau perdu de Tsathzar Rho (Session 5 du 24/02/2012)

Mémoires d'un guerrier nommé Braban

Piaule fouillée, quelques babioles trouvées dont un beau bouclier pour l’elfe. Postérieur inspecté, tout est en ordre, on peut décamper.

Pause réflexion : y a pas, je comprends les interrogations du chef mage du hameau. C’est tout bizarre dans ce coin. L’herbe couleur dégueulis arrosé au vin rouge, ogre pustuleux plus proche d’un tas de barbaque avarié que d’un géant consommateur de chèvre, qui se prend pour un ténor, braillant à tout va la chansonnette à la gloire des malades mentaux ; louche tout ça.

On décide d’investiguer dans la caverne dont la grotte du baryton pestiféré forme l’entrée. On passe des heures dans des salles noires, froides et humides, ou les gouttes d’eau suintantes des stalactites se substituent aux rais du soleil et s’associent à l’écho pour nous jouer un requiem en mélancolie mineure. M’inspire ce lieu ténébreux.

Nous rencontrons quelques autochtones. Peu accueillant et pas causant. Faut dire qu’il n’y a rien à becquer dans cette sinistrose. Alors, l’ont faim les bestioles, et plutôt que jacqueter, ils préfèrent becqueter. Les premiers furent des gros moustiques, des « stirges » comme dirait le rôdeur. Si la trompe aiguisée de ces vampires ne pénètre pas la maille, y transperce les robes de mage. Sur le carreau la magicienne. Sans la divine intervention de la petiote, elle serait plus de ce monde la sorcière.



Quant à notre seconde rencontre, celle-là, l’est retord. Elle se colle au plafond à la méthode caméléon. Elle attend qu’un elfe passe sous elle, et là elle ferme les volets : on y voit que goutte, même avec les torches. Puis elle se laisse choir sur le bellâtre pour le bouffer. S’en est sorti le bougre, mais t’aurais vu sa tronche. Tout juste bon à figurer en première place des horreurs qu’on voit dans les foires contre quelques piécettes. La moine a réussi à lui redresser le portrait. L’a échappé belle.

Bref, que dalle dans ce dédale. Mais c’est sans compter nos deux gamins qui se tirent la bourre. Les voilà partis faire un concours de grimpette. La revanche qu’ils appellent cela. Faut dire, balaises ces deux-là. Champion du monde de lancer de grappin, avec une seule corde et une torche, ils montent le long de la seule ouverture qu’on ait trouvée : une sorte de cheminée naturelle ; puis disparaissent durant de longues minutes. Je me dis un instant qui sont tombés sur un os. Penses-tu, revoilà le freluquet, la mine réjouie. Manifestement, maintenant ils sont à un partout. Tout fier, il nous hèle du haut de son perchoir qu’ils ont rencontré quatre kobolds. Puis il ajoute tout excité qu’il en a éliminé quatre et nous demande en se marrant combien son pote en a occis. Cela dit, il nous explique que les bestioles l’étaient patibulaires, genre écaillées avec de drôles d’yeux et un comportement à tendance fanatique. Ils portaient tous autour du coup un pendentif en or qui représente une main à trois doigts ; même style que le tatouage d’un des esclavagistes de l’autre jour. Houlà, l’affaire se complique. 
En fait, nos deux mômes ont découvert une autre salle là-haut, et nous invitent à nous y rendre. Pour cela le rôdeur a fixé deux cordes et s’apprête à nous hisser. Vu ses muscles, va falloir y mettre du nôtre. Je retire ma ferraille, et …

Texte de Marcapuce

Butin
Après avoir failli sombrer sous les ténèbres enveloppants d'une Mante Obscure, Lufy et reste du groupe parvint en rampant dans une grotte plus large. Là, un coffre encastré dans une anfractuosité se révéla trop tentant pour des personnes avides de richesses. Lorsque Scaban essaya de crocheter le  coffre, quatre pantins de bois s'animèrent et attaquèrent les intrus. Ces derniers détruisirent facilement les marionnettes malgré le plafond bas les forçant à se battre à genoux. Le coffre qui datait de plusieurs dizaines d'années contenait le trésor d'une bande de voleurs aujourd'hui vraisemblablement décimée.

500 PO en pièces d'or et d'argent, 6 gemmes valant 100 PO chaque
2 grappins rouillés et 15m de corde élimée
3 parchemins magiques avec chacun 1 sort : Magic Shield (page 146), Read Magic (page 152), Spider Climb (page 156).


mardi 21 février 2012

Le caveau perdu de Tsathzar Rho (Session 4 du 17/01/2012)

Mémoires d'un guerrier nommé Braban
 
Il revenait de deux jours de marche épuisante à travers les champs détrempés. La boue qui maculait ses vêtements le rendait méconnaissable. Les traits tirés par la fatigue, la privation de nourriture et boisson accentuaient son état de désœuvrement. Son chapeau usé de voyageur laissait apparaître une chevelure brune et hirsute. Une démarche difficile, un corps qui ne parvenait pas à garder un maintien droit et vigoureux trahissaient un personnage d’un age avancé. La nuit tombante ajoutait un aspect maléfique à cette triste silhouette. Dans ces conditions, qui pouvait reconnaître l’homme alerte, athlétique, blond aux yeux clairs qui retournait dans sa petite demeure, ancienne maisonnée d’un bûcheron soudainement disparu. 

Curieusement, malgré son état de fatigue avancée et les plaintes douloureuses de son organisme en manque d’énergie, l’homme contourna sa modeste propriété pour se diriger vers le fond du jardin où se dressait un bosquet qui dissimulait une cabine de bois. Il s’immobilisa quelques secondes avant d’ouvrir la porte des latrines, pour vérifier que personne ne l’épiait. Rassuré, il entra pour s’agenouiller devant le siège comme s’il s’apprêtait à vomir. Impossible avec un estomac au régime sec depuis deux jours. Dans l’obscurité du lieu nauséabond, il glissa sa main droite, qu’un gant râpé s’efforçait de protéger du froid sans vraiment y parvenir, le long des planches latérales du socle du siège pour se saisir de l’une d’elle. Il l’a la détacha d’un geste précis. Puis, il plongea sa main dans l’ouverture ainsi crée pour en extraire quatre missives, avant de remettre la planche en place.

Enfin, il pouvait entrer chez lui. Avec le reste de force qu’il lui restait, il se permit d’allumer un feu de cheminée, qu’il contempla assis sur l’unique chaise de l’unique pièce. La chaleur pénétra doucement dans son corps meurtri, apportant un irrésistible sentiment de bien être qui plongea notre homme dans un nuage de béatitude, instant d’intense plaisir où les luttes et rivalités qui envahissaient sa vie mouvementée n’avaient aucun droit.

La complicité de la lumière du soleil levant, de la faim et de la soif qui le tenaillaient lui firent reprendre conscience. Il ralluma le feu, pour se faire une infusion, et offrit une miche de pain rassis à son estomac révolté. Un confort que les événements de ces derniers jours lui avaient fait oubliés. Il vit les quatre missives étalées sur le sol qui lui rappelaient son devoir. Quatre rapports sans style, sans vie, lui qui aimait tant la poésie, mais néanmoins, source d’information indispensable à ses fonctions. Il les lit toutes et mémorisa les seules informations utiles. A la fin de chaque lecture, il jeta la missive dans le feu. Premier principe : pas de trace. Durant ses lectures, son visage resta impassible, sauf pour l’une d’entre elle qui parvint à lui soutirer quelques sourires. 

 « … nous voilà chez le richissime du coin, du moins à ce qu’on disait. Ben, je peux te dire que ce qu’on disait, c’est pas des conneries. T’aurais vu la déco, tapis, meubles, lampes, tableaux, tout des trucs précieux mon gars. Mêmes ses fringues y valaient plus que mon canasson. Et mon canasson, c’est pas une mule ! Le personnel, parce que sa noblesse y en a des servants. Un peu bizarre, style démon modèle taille humaine, serviables cela dit. Enfin, en apparence, par ce que moi je te dis que côté amabilité, les bestioles elles se forçaient. Pas naturelle leur gentille attitude. Tout ça pour te faire piger que le richissime y respire la magie noire à douze lieu à la ronde. Sans compter la beauté qui m’a fait bander comme un ogre en manque de chèvre pendant tout le dîner. Une beauté pareille, ça n’existe pas. Bidon, tout est bison là dedans. Toutefois, classe le dîner faut avouer. Y sais recevoir, faut le dire aussi. Par contre, y cause. Et pour rien dire. Sinon nous faire reluquer son savoir, son intelligence, son sens politique, et ses conards d’ancêtres. Même qui y en a un qu’est tout masqué. Mes savants de compagnons se demandaient bien pourquoi il avait un masque l’aïeul. Sont cons ces intellos. Le mec y porte un masque pour pas qu’on voit sa gueule, voilà tout. Pourquoi chercher loin ce qui est dans sa poche ? Le pire c’est que mes grosses têtes, y étaient comme hypnotisés par les mots du mage. Moi, je sais bien qu’il nous manipulait le mec. Mais avec moi ça marche pas. Toute manière, j’y comprenais que dalle à ses jactances. Je crois même qu’il causait l’étranger avec ses mots bizarres. T’as qu’à voir.

En bref, le mage friqué aux ancêtres de la haute, y veut qu’on lui raconte notre vie pour servir je ne sais quelle magouille. Et gratos en plus de ça. M’a pas bien regardé celui-là. Conclusion : le richissime mage adorateur de ses vieilleries et surtout de sa personne, il pue la saloperie en soie garnie de diamants. En plus, l’est un gros naze de prétentieux. A l’écouter, il serait le maître du monde. En réalité, l’est pas même maître d’un hameau. 
En parlant du maître du hameau, voit-y pas qu’on le rencontre le lendemain. Y avait l’archer maigrichon avec lui. Et vas-y qu’on doit comprendre ce qui se passe dans je ne sais quelle colline où l’herbe pousse mauve et les ogres et autres kobolds bouffent tout ce qui bouge. Tranquille, on va décaniller quelques-uns de ces méchants, déloger celui qui colorie les herbes, et le tour est joué. L’archer nous guide. Nous suivons. Je dois laisser mon destrier à la magicienne qui ne s’est pas remise de ces dernières émotions. Quoi qu’on en dise, les mages s’est source d’emmerde, je te le dis. On fait une pause chez de braves paysans. Ils nous racontent leur problème. Y a pas, l’affaire est bizarre. Le lendemain, on va se faire une partie de chasse à l’ogre au pied de la colline. Pendant que les intellos discutent pour réfléchir à ce qui faut faire et de quelle manière faut le faire, l’archer, le voleur et mézigue on avance. On s’approche d’une grotte où on entend un ogre hurler des conneries du style « Orgre vaincu Guntar », enfin des trucs sans queue ni tête. Pendant que certains se demandent ce qui se passe, je leur explique gentiment que le monstre, il a perdu la boule et qu’on va se charger de sa guérison. A vrai dire du combat, ai rien vu. Je sais qu’une chose : l’ogre fou m’a pris dans ses bras et m’a serré très fort. Devait être amoureux. Si fort que je tombe dans les pommes. La prêtresse m’a remis d’aplomb. Plutôt efficace la petiote. M’a fait un clin d’oeil, et ben tu vas pas le croire, mais ça m’a fait chaud au cœur. Pendant les autres y fouillent la piaule, moi, j’inspecte mon cul. Ouf, j’ai toujours un seul anus, et en bon état. J’eus peur que l’autre cinglé m’avait pris pour une chèvre ; tu vois ce que je veux dire. Ensuite …

Texte de Marcapuce

Butin
Un bouclier magique en bois avec des ornements en argent en forme de feuille : +1 à la Classe d'Armure
L'équivalent de 300 PO (or, argent et cuivre)

 

dimanche 8 janvier 2012

Les voleurs dans la forêt (Intersession)

Retour à Pont Brandon
De retour à Pont Brandon, le soir même dans sa chambre à l'auberge du Saumon Savoureux, Morticia parcouru le livre de magie récupéré sur le mage Razzyl étrangement vêtu. La notion de livre semblait étrange à la chamane mais elle comprit qu'elle pourrait transposer la magie académique dans sa propre tradition. Le livre contenait Detect Magic, Charm Persorn, Enlarge, Invoke Patron, RopeWork et plusieurs autres sorts qui semblaient trop complexes pour la jeune femme.

Le lendemain, avec énergie, Hermione organisa le départ vers la crypte, d'un petit groupe composé de Morticia, de Furet (toujours aux petits soins de sa protégée), d'Albéric le changeur, de Gravin le prêtre de Justicia et de deux fermiers moins timorés que les autres. Gunthar reconnaissant, décida d'accompagner Hermione. Le petit groupe avait comme objectif de découvrir ce qui se cachait dans la crypte et de débusquer le reste des voleurs et des esclavagistes qui, selon Le Furet, étaient parti la veille au matin chercher de nouvelles proies. Il faudrait aussi faire attention à la vase de couleur ocre qui avait été libérée, en espérant qu'elle avait tué le "seigneur" voleur.

Trylgorin n'était pas suffisamment rétabli pour les accompagner.

Vers la crypte
Le petit groupe se rendit directement à l'ancien temple en passant par le sentier du nord. A un moment, Le Furet indiqua que le lieutenant du seigneur Harstall avait identifié des traces qui partait de la rivière vers une colline un peu plus loin au sud et qu'il pensait tomber sur un groupe de charbonniers et de fermiers isolés. Personne du village n'avait connaissance d'un tel groupe. Albéric se promit de demander à Edgral le solitaire forestier d'aller y jeter un œil à l'occasion. En fin de matinée le petit groupe arriva au temple en ruine. Gravin en voyant la statue décapitée identifia le temple comme étant jadis consacrée à Ormazd un dieu solaire protecteur qui était vénéré dans la région par un ancien peuple. Avec précaution, le groupe descendit dans le sous-sol craignant à la fois le seigneur voleur, la vase ou même les autres membres des voleurs et des esclavagistes qui étaient parti en maraude. Les torches avaient fini par s'éteindre. Personne.

Morticia désigna à Gunthar la pièce où qui servait d’armurerie. Le guerrier découvrit une cotte de mailles qui semblait utilisable On comprit vite pourquoi les paysans étaient venus lorsqu'ils allèrent vers la pièce où se trouvaient les barriques de vin en se frottant les mains oubliant toute prudence. Hermione, sure d'elle, indiqua que l'adroit chef des voleurs s'était vraisemblablement débarrassé de la gelée ocre dont on ne voyait aucune trace. Morticia la regarda avec des yeux noirs se rappelant une douloureuse aventure avec le "seigneur" Harstall. Au fond du premier couloir se tenait une porte massive que Gravin reconnu sans peine comme étant la porte de la crypte où devraient reposer les hauts prêtres d'Ormazd décédés. Gunthar testa les deux double-portes qui menaient à la crypte, et elles ne semblaient pas vérouillées.

Dans la crypte
Hermione comme à son habitude pris les choses en main et invectiva le père Gravin.
- A nous deux nous disperserons les monstruosités qui se cachent derrière ces portes. Albéric veillez à nos arrière! Gunthar ouvrez ces portes à mon signal, le père Gravin et moi entrerons en premiers, puis suivez nous avec Morticia!

Les deux paysans avaient fini de faire l'inventaire des tonneaux et s'étaient rapprochés du groupe. Albéric leur fit signe de reste à ses côtés. Le Furet se pressa contre Morticia pour lui montrer qu'il était présent. Le furet géant semblait nerveux. Hermione sortit son symbole et lança un sort sur elle-même tandis que Morticia entourait la jeune prêtresse d'un étrange halo. D'un mouvement de tête, Hermione indiqua à Gunthar d'ouvrir la double porte. Ce dernier obtempéra et laissa le passage à Hermione suivie de Gravin. Gunthar passa ensuite. Morticia et le Furet fermaient la marche.

Un rai de lumière qui passait par la porte que tenait encore Gunthar pemi au petit groupe d'entrevoir cinq sarcophages de pierre apparemment ouverts dans une gigantesque pièce qui au regard de l'odeur pestilentielle devait être restée fermée depuis très longtemps. Étrange. La porte se referma violemment plongeant dans le noir les aventuriers. Gunthar alluma fébrilement une torche. Le guerrier essaya de rouvrir les portes sans succès, elles restaient obstinément closes. Il hurla à Albéric de rouvrir mais visiblement ce dernier ne l'entendait pas.

Soudain, une créature surgit de nulle part et bondi sur Hermione pour l'éventrer de ses mains griffues. Mais la prêtresse ne se trouvait plus à l'endroit où avait atterri le monstre comme si elle avait eu un pressentiment. Gravin fit un mouvement vers l'avant et présenta son symbole à la créature sans qu'aucun effet visible ne se présente. Le prêtre avait peut-être mal jugé la nature du monstre ou bien sa foi n'était pas aussi forte qu'il le pensait. Le Furet envoya son furet géant contre la créature immonde mais l'animal refusa de bouger et resta entre les jambes de son maitre. Gunthar mis la torche dans les mains de Morticia et sorti son arme. Hermione semblait indécise. La maigre et puante créature bondit sur le prêtre le mordant au cou. Gravin tomba au sol, paralysé d'effroi ou de douleur. Le Furet s'étant reculé, Gunthar avança avec prudence puis frappa l'immonde humanoïde le blessant au corps mais sans qu'aucun flux sanguin ne jaillisse. Morticia se tenait en retrait éclairant la scène. Hermione semblait hésiter, puis elle décida d'invoquer la puissance de sa divinité pour repousser l'immonde créature. Celle-ci se mit à courir vers le fond de la pièce. Gunthar poussa son cri de guerre et louvoyant entre les sarcophages de pierre, il décapita l'immonde chose.

Tous respirèrent, soulagés, sauf Gravin qui restait tétanisé. Un regard rapide permit de voir les restes récents de 3 corps dévorés gisant sur le sol. Vraisemblablement les esclaves que les voleurs avaient mis dans la crypte puis abandonnés là vu qu'ils n'arrivaient pas à rouvrir les portes. Les antiques corps dans les sarcophages avaient été ravagés et les os rongés. Gunthar essaya à nouveau d'ouvrir les deux doubles portes. Rien n'y faisait. De plus il était impossible de communiquer avec Albéric. La torche commençait à vaciller et le groupe n'en n'avait qu'une seule en réserve. 

Le Furet avait passé la tête dans l'un des sarcophages et jeta en l'air des tas de pièces de cuivre. Visiblement les sarcophages, en plus des corps des anciens hauts prêtres contenaient aussi leur trésor. Hermione plongea les mains dans l'un des sarcophages et en tira de fines agates qu'elle rangea. Gravin ne bougeait toujours pas.

Seuls dans les ténèbres

Hermione demanda à Gunthar de s'emparer des guennilles pour alimenter la torche. Elles brûlèrent avec une fumée épaisse et malsaine. La prétresse s'agenouilla auprès de Gravin et après s'être concentrée elle procéda à une imposition des mains. Le prêtre semblait conscient mais ne bougeait ni ne parlait toujours pas.

- Je ne crois pas que cela soit grave, déclara Hermione.

Pendant ce temps Morticia inspectait les portes closes mais avec la faible lumière elle ne distingua rien de particulier. Gunthar et Le Furet restaient sur leurs gardes mais le bandit ne peut s'empêcher de fouiller systématiquement les sarcophages. Il en sortit d'antiques pièces de monnaie de cuivre, d'argent et d'or. Le Furet évalua le tout à 600 PO environ. Une vraie fortune. Hermione avait à nouveau sortie son symbole et se concentra. Elle hocha la tête devant les portes en soupirant puis se tourna vers les sarcophages. Elle se dirigea vers celui du milieu et en sorti une masse d'une antique facture qui semblait particulièrement bien conservée. Morticia toussa, l'air devenait plus dense et se raréfiait. Elle se dirigea vers le sarcophage du milieu et se mit à l'inspecter de près, tandis que Gunthar l'éclairait avec la torche qui à nouveau donnait des signes de faiblesses. Elle finit par remarquer un texte gravé sur le socle du sarcophage qui disait "Tout l'Honneur au Glorieux Disque Solaire".

Libération
Morticia eut un éclair de génie et se tint devant la porte et prononça à voix "Tout l'Honneur au Glorieux Disque Solaire". Gunthar était prêt, l'arme au poing. Hermione avait donné quelques instructions au Furet qui enfourna dans un sac les pièces trouvées. La porte s'ouvrit devant Albéric et les deux paysans fort surpris. Hermione pressa tout le monde de sortir mais Gunthar pensa à tirer le père Gravin paralysé hors de la crypte. Les doubles portes se refermèrent lourdement. Albéric se précipita auprès de Gravin, le vieil homme respirait mais ne pouvait ni bouger, ni parler. Le récit du groupe fascina Albéric et d'un signe de tête il félicita Morticia. Le père Gravin fut allongé dans la chambre du chef des bandits. Hermione était confiante et rassura tout le monde. Elle eut raison, car quelque temps plus tard, il sortit de sa torpeur. Tous furent rassuré. Les paysans indiquèrent qu'ils se chargeaient plus tard des tonneaux de vin et du matériel divers. Ils reviendraient plus tard avec quelques apprentis. Albéric suggéra de revenir à Pont Brandon. Le père Gravin était à la fois heureux qu'un mort-vivant soit détruit mais perturbé par son incapacité à repousser la créature.

Le retour à Pont Brandon fut tranquille. Le groupe passa la soirée à l'auberge du Saumon Savoureux. Albéric indiqua qu'il se rendrait auprès du forestier Edgral pour qu'il suive les traces repérées le matin.  Il se chargeait avec les paysans de ne pas laisser les tonneaux de vin.

Plusieurs jours après, le groupe recevra un message d'Albéric, indiquant que le forestier avait découvert les cadavres de ruffians et de types habillés étrangement ainsi que de monstrueux gobelours devant une caverne.

A la maison
Le lendemain, Morticia, Hermione et Gunthar prirent la route pour le Hameau de la Tour. Le Furet et son animal géant avait décidé d'accompagner Morticia. Sur le chemin Hermione passa beaucoup de temps avec Le Furet à deviser en toute tranquillité. Ce dernier était plus calme qu'auparavant et semblait aussi se détacher de Morticia.

En arrivant au Hameau de la Tour, les trois compagnons retrouvèrent Lufy et Scaban. Braban semblait vouloir s'occuper de ses affaires et vaquait par ailleurs. Le jeune Pinpin était parti dans le nord à la demande du mage Adrakal. Ils racontèrent leurs exploits à leurs camarades et Gunthar insista sur son combat avec la créature que le père Gravin avait appelée Goule.

Lufy demanda à Morticia le grimoire du mage Razzyl, car il souhaitait l'étudier. Il le rendrait à la jeune femme dans quelques jours. Par ailleurs, les deux jeteurs de sorts pouvaient tout à fait étudier ensemble l'ouvrage mais encore fallait-il qu'ils le désirent.

Tous souhaitaient se remettre de leur émotions et profiter de leur nouvelle richesse (toute relative).


mardi 3 janvier 2012

Les voleurs dans la forêt (Session 3 du 16/12/2011)

La crypte du temple en ruine

Boris les yeux brouillés par le chagrin, refusa de nous suivre dans le souterrain et se proposa de protéger nos arrières. La nuit était claire et froide et personne n’osa le contrarier.

Le groupe descendit l’escalier pour arriver dans un couloir éclairé et parsemé de portes.
La visite commença par la pièce de droite qui dévoila un amas d’armures, de cottes de mailles, d’affaires diverses et variées pelle mêle sur le sol. Alors que Lufy, Braban et Morticia entamèrent une fouille. Pinpin, Hermione et moi-même furent repérés par le garde qui s’était enfuit lors de notre arrivé au temple. Il se cachait dans le coin d‘un mur d’un second couloir et cria « Razzyl maintenant ! » en envoyant un dard sur Hermione légèrement blessée. Cette dernière à la surprise générale lui ordonna de se jeter à terre ! Ce qu’il fit ……Alors qu’un énorme furet accompagné de son maître sortirent d’une pièce  et qu’un barbare d’une stature impressionnante déboula du couloir, Scaban et Pinpin décochèrent chacun une flèche qui rata simultanément leur cible. Libérant le couloir étroit je criai pour prévenir les autres. Braban, suivi de Morticia, s’interposa devant le furet pour tenter de le hacher menu. Un coup, puis deux, trois et quatre……mais rien y fait Braban le rate alors que ce dernier reste suspendu à son bouclier.  Un vrai mêlée, Lufy envoya sa lance par-dessus Hermione et foudroya le barbare. Morticia charmât le maître furet, alors que le garde continuait à se jeter à terre coincé par Hermione qui le menaçait de sa dague. Charmé le maître furet rappela sa bête alors que Braban jurait de le massacrer.


Boris se tenait debout face à l’épaisse forêt, quand il sursauta au passage d’un lapin…..nain.

Alors que la situation semblait être maitrisée, Lufy et moi même ne pouvant intervenir dans ce couloir étroit, visitâmes une pièce qui devait être la réserve de vin. Plusieurs tonneaux étaient alignés, mais un plus petit tonneau attira mon attention, après l’avoir secoué et examiné dans tous les sens, ma curiosité me poussa à l’ouvrir ! ……… Mon dieu une vase surgit ! L’être intelligent et sans face s’attaqua à nous.


Pendant ce temps deux esclavagistes suivis d’un magicien (le Razzyl en question) surgirent du couloir. Les deux hommes étaient vêtus bizarrement, le crane rasé et le visage peint ils portaient des armes gigantesques et des boucliers. Surprise Morticia pris un coup mortel. Braban chargeât l’individu et le tua en un coup ! Alors qu’Hermione, après s’être débarrassé du garde, apposait ses mains sur Morticia pour la faire revenir à la vie, le deuxième esclavagiste grandissait pour devenir immense. Remise, Morticia tenta un duel de magie pour contrer le sort du magicien, en invoquant son patron.

Un tourbillon apparut au dessus de la tête du géant, une nuit noire étoilée se forma et aspira la créature. A la surprise  générale le garde élargi résista et ne fut pas aspiré dans le néant mais ses yeux sortirent de leurs orbites et son crane explosa. Braban profita de la stupeur du magicien pour le charger et le tuer.

Boris ne sachant que faire, gravait des dessins dans l’écorce d’un arbre.

Lufy était prisonnier de la vase qui lui envoya de l’acide sur le bras, constatant que nos coups n’avaient aucun effet sur cette masse visqueuse il fit appel à son grand patron. Alors la chose fut prisonnière d’une nuée de petites lucioles scintillantes et lâcha prise. Profitant de cette échappatoire nous sortîmes de la pièce en fermant la porte.

De retour dans le couloir, nous n’avions plus qu’à constater le carnage. Lufy découvrit un tatouage en forme de main à trois doigts sur le corps du grand barbare. Pendant ce temps je pris l'habit renforcé d'un des esclavagistes et braban retourna dans la première pièce pour trouver d’autres équipements. Morticia fit parler le maître furet qui lui fit un état des lieux précis et l’inventaire des forces en présence et lui dévoila l’existence d’un trésor de la bande de voleurs. Il lui conta également un triste récit au sujet de la crypte et de son trésor, crypte où les voleurs et les esclavagistes avaient enfermés les humains capturés.

Boris transit par le froid  soulagea une envie pressante et éclaboussât ses bottes. Oh merde !

Apparemment il ne restait que le "seigneur" Kravik Harstall le chef de la bande de voleurs. Braban se dirigeât directement à sa chambre lui demandât de se rendre contre la vie sauve et de nous dire ou se cache son trésor. Après lui avoir donné sa parole, Kravik indiquât sa planque mais sans préciser qu’un piège protégeait l’accès au coffre contenant 1000 pièces d’or. C’est Pinpin qui en fit les frais, trop excité à vouloir bien faire il n’accepta pas mon aide ! Tant pis pour lui….Aie ca fait mal ! J’te l’avais dis !

Lufy fouilla le reste des pièces sans trouver grand-chose d’intéressant. Morticia refusa de laisser la vie sauve à Kravik Harstall. Ayant donné sa parole Braban pris le coffre avec moi, laissant Morticia s’expliquer avec le chef de bande. Mais il était agile et sous les yeux de lufy et de Pinpin il infligeât une blessure mortelle à la magicienne. Lufy calma le jeu et l’emmena à Hermione avec l’aide de Pinpin, pour une nouvelle apposition des mains.

De nouveau revenu d’entre les morts, Morticia ne changeât pas d’avis et au moment ou le groupe quittait le souterrain, elle libéra la vase espérant qu’elle s’occuperait d’Harstall.

Boris sursauta à notre retour ! Il faut dire que Braban était pressait de rejoindre le village, lourdement chargé j’avais du mal à le suivre…

Le groupe retourna au village de Pont Brandon accompagné par Le Furet et son furet géant. A partir de là, Hermione pris les choses en main et s’occupa de l’enterrement du nain avec l’aide de Boris. Morticia restait très gravement affaibli par ses allers retours dans le royaume des morts.  Une fois fait, Hermione raconta toute notre histoire et dévoila l’existence de la crypte au villageois afin d’organiser une expédition pour récupérer le soit disant trésor des prêtres.

Pendant ce temps de retour au hameau de la tour, Braban, accompagné du reste du groupe, alla faire son rapport à Isolda capitaine de la milice au Hameau de la Tour. Cette dernière n’était qu’à moitié satisfaite par le résultat de notre quête mais Braban lui fit comprendre que c’était comme ca et que nous avions remplit notre mission.

Enfin un repos bien mérité……..jouant avec mes pièces d’or je repensais au guerrier nain mort prématurément et me posais des questions sur les capacités de Morticia à pouvoir récupérer correctement……….

Texte d'AlainZ 

Les gains
Au total, le groupe a récupéré un équivalent de 1800 PO (en pièces et équipement divers). Cela fait 300 PO pour Lufy, Scaban, Braban, Pinpin, Hermione et Morticia.

Hermione a offert à Gunthar 100 PO sur sa part pour le guerrier et pour la famille du nain qui demeuraient au hameau.

Retour à Pont Brandon
De retour à Pont Brandon, le soir même dans sa chambre à l'auberge du Saumon Savoureux, Morticia parcouru le livre de magie récupéré sur le mage Razzyl étrangement vêtu. La notion de livre semblait étrange à la chamane mais elle comprit qu'elle pourrait transposer la magie académique dans sa propre tradition. Le livre contenait pluiseurs sorts : Niveau 1 : Detect Magic (page 260), Charm Persorn (page 131), Enlarge (page 139), Invoke Patron (page 15), Patron bon (page 148); Niveau 2 : Magic Mouth (page 180), Scare (page 191).

Le lendemain, avec énergie, la jeune femme organisa le départ vers la crypte d'un petit groupe composé de Morticia, de Furet (toujours aux petits soins de sa protégée), d'Albéric le changeur, de Gravin le prêtre de Justicia et de deux fermiers moins timorés que les autres. Gunthar reconnaissant décidé d'accompagner Hermione. Le petit groupe avait  comme objectif de découvrir ce qui se cachait dans la crypte et de débusquer le reste des voleurs et des esclavagistes qui, selon Le Furet, étaient parti la veille au matin chercher de nouvelles proies. Il faudrait aussi faire attention à la vase de couleur ocre qui avait été libérée, en espérant qu'elle avait tué le "seigneur" voleur.

Mais ceci est une autre histoire...


dimanche 4 décembre 2011

Les voleurs dans la forêt (Session 2 du 25/11/2011)


Les retrouvailles…………..Puis l’adieu

Après environ deux mois d’absence notre petit groupe d’aventuriers était de retour au Hameau de la Tour. C’est le cœur serré que j’avais quitté mes trois camarades, Lufy, Hulric et Croc d’autant que ces deux derniers avaient décidés de retourner aux travaux des champs tant ils avaient eu peur durant leur dernière aventure.
Je marchais tranquillement et attentif aux éventuelles opportunités de petits larcins quand Braban  m’interpella ! 

- Salut Scaban ! Me tirant par le bras pour m’éloigné de la foule il commença son histoire ! il est comme ça Braban ! pas bonjour et direct !

Il me raconta qu’Isolda la capitaine de la milice du hameau, lui avait demandé de bien vouloir s’occuper d’une affaire d’agression de vol et d‘enlèvement qui se déroulait pas loin d’ici au village de Pont Brandon, en échange tout ce qui serait trouvé serait la propriété des volontaires. Avec son accent à coupé le bois, il m’ordonna d’aller quérir nos camarades au plus vite. Surpris je m’exécutai ! Il me fait peur celui là avec sa grosse pelle !

Mis à part Morticia et Hermione qui ne tardèrent pas, tous étaient par chance à l’auberge. Chacun d’entre nous avait changé, physiquement mais également en maturité. Lufy avaient une sorte de tatouage sur le visage et Morticia des marques sur le dessus des mains. Hermione avait pris un peu de poids ce qui n’avait rien pour me déplaire, Pinpin était plus sur de lui quand au nain et à son ami Boris ils semblaient être plus ragaillardi que jamais. Après l’exposé de Braban nous étions tous partant pour cette nouvelle aventure.

C’est en fin d’après midi que nous arrivions à Pont brandon, guidé par pinpin qui prit les choses en main, petit village accueillant ou coule la rivière Azur nommée ainsi à cause de sa couleur peu banale. Hermione se chargeât de la petite enquête suivi par Torïn et Braban. Cela nous mena chez Albéric le changeur du village qui hébergeait son cousin Trylgorin, la victime. Trylgorin avait été confié aux bons soins d’un prêtre du Justicia, le Père Gravin. Malgré son état et avec l’assistance du Père Gravin, il nous expliquât sa mésaventure.

Marchand de son état, il avait une jambe de bois et n’était donc pas dangereux pour deux pièces de cuivre. Seulement il fut attaqué et roué de coups sur la grande route et la seule chose dont il se rappela c’est d’avoir entendu un grognement puis avoir reçu un grand coup sur la tête. Mais cette agression n’était pas un cas isolé, d’autre pillages et enlèvements avaient eu lieu dans le coin.

L’après-midi même nous partîmes sur la grande route à la recherche d’indices. Pinpin toujours devant à se faire plaisir, hésita à une intersection se qui entraina le groupe à se disperser un peu à la recherche de traces. Torïn fut intrigué par un petit groupe d’arbres au milieu du sentier, croyant avoir perçu un mouvement furtif il s’approcha suivi de pinpin de Morticia. Un chant mélodieux vint embrumer l’esprit du nain et de Morticia, Pinpin qui ne semblait pas affecté par ce charme aperçu descendre vers eux une harpie plutôt agressive et n’hésitât pas à lui décocher une flèche qui fit mouche. Torïn et Morticia coururent se mettre à l’abri encore abruti par le charme. Entendant les appels au secours le reste des aventuriers arrivèrent en courant, juste à temps pour apprécier la précision du second tir de Pinpin  sur la bête qui piquait sur lui ! Un coup magistral ! La harpie s’écrasât au sol……Pinpin excité par sa prestation se précipita vers le tronc de l’arbre où le nid de la harpie était dissimulé par les feuillages mais glissa dès sa première tentative alors je surgis pour entamer une ascension remarquable et pleine de grâce pendant que Torïn retrouvait ses esprits. Arriver sur le nid, mais yeux scintillaient de bonheur, un amas de pièces de cuivres et d’argent était là devant moi ! Je n’avait jamais rien vu de tel !

Je criais de joie en jetant les pièces par-dessus bord dans un désordre total ! D’ailleurs Morticia de manquant pas sa petite remarque agacée…….Scaban…..peux tu envoyer les pièces au même endroit !   nainnainnain….. La nuit commençait à tomber, donc le petit groupe après avoir ramassé le maximum de pièces, retourna au village pour passer une nuit bien mérité à l’auberge du Saumon Savoureux….

Dès le lendemain, de retour sur notre piste, Pinpin excella et nous emmena vers l’ouest au pied d’un passage à guet de la rivière Azur. Torïn était tendu, une perle de sueur coulait sur son front, à croire qu’il n’aimait pas l’eau. Hermione passât le guet pour tendre une corde et assurer un passage plus facile pour le reste du groupe. L’un après l’autre la traversé se fit. Mais Torïn chuta lourdement dans l’eau, dans un premier temps mes moqueries furent remplacées par une grande crainte. Le nain se débattait comme un forcené pour se reprendre ! On aurait dit un saumon remontant la rivière pour frayer. Sa tête heurta un rocher et son corps sans vie fut rattrapé par Morticia qui tenta tout pour le sauver ……………….Mais son heure avait sonnée.

Son corps fut mis à l’abri des charognards dans l’attente d’une sépulture plus digne. Son armure et sa hache scintillaient sous le soleil……….. Scaban murmura...Nous ne te verrons jamais combattre !

Mais le temps passait et notre mission de pouvait plus attendre. Après une minute de silence bercé par le bruit de la rivière nous repartîmes. Pinpin et moi étions en éclaireur, à la découverte d’une ruine et nous indiquions aux autres aventuriers qu’il ne fallait pas faire de bruit et qu’ils devaient rester à distance le temps d’ouvrir la voie. Je m’approchais du temple dans un silence absolu couvert par Pinpin et son arc. Une première sentinelle m’apparu puis un ronflement m’indiqua la présence d’un second garde.


Me faufilant tel un reptile je réussis à égorger ma première cible, puis ma seconde cible ne s’étant pas réveillé connu le même sort. Avançant vers l’intérieur de la ruine qui semblait être un ancien temple, Pinpin et le reste du groupe tentèrent une approche. Mais à ce moment un troisième garde surgit, que Pinpin visa mais rata de peu. Découvert le groupe encercla le temple mais le garde pris la fuite par un escalier qui descendait dans les entrailles du bâtiment. Boris surement affecté par la mort de son ami, chargeât le dernier garde présent et lui déchira les entrailles  qui tombèrent à ses pieds………

Ayant contrôlé que le coin était sans risque, le groupe regarda l’escalier qui disparaissait dans le noir………

Ben il va falloir y aller ! Une chose est sûre ! Nous n’avons plus l’effet de surprise.

Texte de AlainZ