lundi 21 mars 2016

Session 33 : Bénédictions et appel du sang


Alors que les autres bataillaient avec véhémence et débauche d'énergie contre un livre volant, j'adoptais une posture d'attente les protégeant d'incursions de nécrophages pouvant jaillir de la crypte fracassée par un tremblement de terre provoqué par le grand prêtre de l'ordre des Moines du Saint, probablement par l'usage d'un parchemin de sort. Il n'y avait plus de nécrophages aussi, les membres du groupe ne devaient se battre uniquement sur un seul front. Les voir se débattre contre un grimoire lanceur de sort, des livres voletant et des carpettes poussiéreuses étaient la preuve que l'absence de conjonction de l'esprit et du corps est préjudiciable à l'efficience. Le feu a détruit de nombreux ouvrages d'une hérésie malsaine. Le mage, avide de connaissances quel qu’en soit le prix et les conséquences, s'est jeté sur un ouvrage nommé Sanguimancie qui expose une vision hétérodoxe des vampires et fait miroiter de grands pouvoirs par la manipulation du sang; s'il avait possédé une queue comme son rat illusoire (qui a d'ailleurs péri dans les flammes), elle aurait frétillé. Et je ne parle pas du regard lubrique du voleur devant la mention de l'immense trésor d'un ancien tyran nommé Srihoz.

La crypte des nécrophages était vide, à part le fantôme d'un ancien paladin enseveli là par erreur. Cette chose a béni les aventuriers toujours preneurs d'aide accordée par des entités divines ou démoniaques. Ils ne comprennent pas que le vrai pouvoir vient de soi, de l'unité de son esprit et de son corps.

Nous avons fini par explorer le conduit naturel, qui fut le repère de driders et de leurs humanoïdes esclaves morts de faim dans un caverne arrosée par une chute d'eau sous laquelle j'aurais aimé passé plusieurs heures à tester ma résistance à la froidure et la puissance de l'eau. En poussant plus loin nous sommes tombé sur un banc de sable pourfendu d'une immense stalagmite. Des corps étaient enchâssés dans le sable ou les sécrétions de pierre à cause d'un sort de téléportation ayant mal tourné. Nous avions retrouvé la descendante du paladin fantomatique, enfin ce qu'il en restait. Bien évidemment, les autres fouillèrent le sable à la recherche d'objets magiques et ils finirent par trouver ceux du groupe de la descendante qui n'avaient pas été détruits par la téléportation. Rien d'important.

Nous sommes retournés au cloître pour le trouver en pleine reconstruction avec les ouvriers du comptoir commercial d'Ambroshea. Les prêtres de Soleth, le dieu de la mort faisaient leur office. Enfin il sera reconstruit dans 20 ou 30 ans si les humains persistent dans leur tâche et ne se laissent pas distraire. L'humain est versatile. Quant à l'abbaye, il n'y avait aucune raison de restaurer une ruine qui ne protège plus que des pièges.

Les paladins semblèrent déçu lorsque le groupe annonça qu'il partait vers le nord; où il n'y a rien sauf une toundra glacée. Rien sauf des illusions de richesse et de pouvoir. Le lendemain, équipés d'une luge et de raquettes, nous sommes parti pour un périple de 20 jours vers une hypothétique crypte; enfin ce qui compte c'est le voyage et non l'obtention de l'objet du désir. Personne ne m'avait rien demandé mais je décidais de les accompagner, ne serait ce que pour observer des corps et des esprits s'étioler dans le froid et les épreuves...et pour surveiller le mage et sa soif de sang. Je les guidais à travers les monts du Sang du Saint. Au-delà ce serait l'inconnu.



Au bout de quelques jours, nous fumes agressé par une géante du froid et un svathurim un mélange entre un géant du froid et un équidé à 8 pattes. L'affrontement fut bref et intense. Je brisais l'une des huit pattes du monstre qui cavalcadait dans les airs. Le voleur a été rendu sourd par le tonnerre des sabots. 

(le groupe passe niveau 9).

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