vendredi 2 août 2019

Into My Odd : La collection Dekorte (1)


Sur le quai A de la gare de Bangor j'attendais mon train pour Gorham. De là, une voiture devait venir me chercher et m'emmener à mon rendez-vous avec Jonah C. Dekorte, le célèbre mécène et collectionneur d'art. Il m'avait écrit pour que je me rende à son manoir pour faire une estimation de nouvelles pièces récemment acquises et en valider l'authenticité. Je ne suis pas antiquaire ni expert en art mais je me suis dis que si un homme comme Dekorte faisait appel à historien spécialisé comme moi c'est qu'il avait d'excellentes raisons. Cela justifiait de longues heures de train dans la chaleur estivale de 1921. Et puis, je dois l'avouer, la perspective de toucher un petit pécule comme émolument de ma prestation ne me laissait pas indifférent.

Derek Ward effectue un jet de connaissance avec un seuil de 12 car la situation est en lien avec sa vocation (Savoir). Il lance 1d20 et obtient un 6. Le personnage connait Mr Dekorte et sa réputation de collectionneur excentrique. Il sait aussi qu'il est riche.
J'avais en poche les numéros de janvier et d'août du magazine The Unique Tales. J'avais envie de me replonger dans l'histoire de cet explorateur propulsé dans le temps et découvrir ce qui se cachait derrière l'intrigante couverture du dernier numéro paru qui laissait entrevoir une étrange cité peuplée de d'hommes et de femmes en tuniques légères. 

Le train part presque à l'heure. Je me glisse sur une banquette de bois vernie convenablement rembourrée. Je me rend compte en voyant les voyageurs ranger des paniers en osier au-dessus des sièges que je n'ai pas pensé à prendre de quoi me restaurer. Mon air froid n'engage personne à s’asseoir face à moi aussi je suis à l'aise pour attendre que le contrôleur passe pour vérifier les billets des voyageurs.
Derek Ward effectue un jet de chance. Il lance 1d6 et obtient 2. Il faut 40 minutes (60 - (10 x le résultat du dé)) avant que le contrôleur ne pointe son nez.
A part un voyageur manquant de savoir-vivre, je ne devrais plus être dérangé; je peux donc me plonger dans le numéro d'août de mon magazine préféré. Je dissimule habilement le dessin de la couverture représentant une femme plantureuse et je me plonge dans la découverte de leur cité antique et oubliée. Peu à peu, malgré le plaisir de la lecture, la chaleur, les soubresauts délicats des rails et le bruit apaisant du train me font glisser peu à peu dans une douce torpeur.
Derek Ward effectue un jet de sauvegarde de VOL (12). Il lance 1d20 et obtient 19. L'historien s'endort avec sa lecture en main.
Une corne de brume m'éveilla brutalement. J'avais l'esprit embrumé et le corps pris dans une vase gluante. Je sentais encore la douleur occasionnées par les griffes de la créature immonde  que j'avais affronté à grand peine pour protéger Mila la grande prêtresse de la cité. Le brouhaha des voyageurs me tira rapidement de la brume où nageait mon esprit. Je m'étais endormi et j'étais tombé dans un rêve provoqué par ma lecture. Je mis longtemps à me remettre tant le douleur était présente ainsi qu'une sensation extrêmement désagréable d'être épié malgré la barrière du rêve. Personne ne me fixait du regard aussi j'étais convaincu que je n'avais pas hurler dans mon sommeil car en me réveillant j'étais terrifié par ce que j'avais vécu dans mon rêve.

Deux heures après, j'arrivais à la gare de Gorham où normalement un chauffeur devait m'attendre et m'emmener au manoir Dekorte.

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