vendredi 24 juillet 2015

Exiled in Eris

Exiled in Eris est un jeu de rôle de Space Fantasy écrit par +Christian Conkle. Ce jeu de rôle de Sword & Blasters (comme le défini l'auteur) met en scène des aventuriers en quête d'artefacts perdus parmi les ruines de la civilisation Aeonienne qui s'écroula 1 500 ans auparavant. Le choix de l'employeur et les méthodes utilisées pour retrouver les trésors du passé vont influer sur le déroulement des aventures, d'autant plus que les richesses du passé sont convoitées par un empire maléfique manipulé par des aliens mais aussi par des rebelles aux motivations pas forcément limpides.

De nombreuses races sont présentes et jouables comme personnages : des humains (barbares, nomades ou civilisés), des cyberdroides, des dazakis (hommes-reptiles du désert), des deru (hommes-taupes), des races crées par les Aenoiens aujourd'hui disparus comme les drudges (travailleurs), les orix (soldats), jinx (artisans) ou les ix (savants). Les personnages peuvent venir d'origine sociale très variées et occuper toute sorte de professions. Christian Conkle a beaucoup d'imagination.

Le jeu m'a tout de suite fait pensé à l'univers du Cycle de Mars (John Carter) d'Edgar Rice Burrough ou à celui du Grand Livre de Mars (Eric John Stark) de Leigh Brackett. Le jeu de déroule sur Urata une planète rocailleuse où l'eau est rare. Le continent de Markania a connu une succession de civilisation technologiquement avancées qui se sont élevées et ont chuté au cours de millénaires. Eris est un vaste désert au sud-ouest du plateau de Markania. Cette région est terriblement dangereuse (fantômes psychiques, environnement toxique, mutants) et seuls les forts peuvent survivre. Néanmoins ces objets du passé à la technologie avancée qui est perçue comme de la magie, sont une source de richesse énorme pour ceux qui les découvrent.


La technologie locale est proche de celle de notre au monde au début du XXème siècle mais avec d'un côté, un usage répandu d'armes et d'armures "médiévales"  et d'un autre la présence de champs de force, de lasers et de robots.


Le jeu fait un peu plus de 160 pages avec une mise en page claire et agréable. Les illustrations sont l'oeuvre de l'auteur lui-même et sont parfaites pour s'immerger dans l'univers du jeu.
 
Côté système de jeu, Exiled in Eris est assez classique. Pour réussir une action, le joueur lance 1d20 + Attribut (entre 1 et 8) + Compétence (entre 0 et 8) et doit atteindre ou dépasser la difficulté du challenge (Facile : 16, Difficile : 20...Inconcevable : 40). Je n'ai pas testé le jeu mais à la lecture, le moteur du jeu semble bien tourné. Je préfère cette approche à la version précédente du jeu nommé Sword of Cydoria qui était motorisé par le Basic Roleplaying.


Au final, EiE, a fait vibrer mon imagination et j'aimerai beaucoup le masteriser. D'ailleurs je suis entrain de réfléchir à un petit supplément maison qui permettrait d'introduire des personnages contemporains propulsés dans l'univers d'Exiled in Eris (comme John Carter ou Buck Rogers).

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