Campagne

mardi 28 juin 2011

[Dragon Age] Précisions sur les soins

Pour soigner, le personnage doit avoir un bandage disponible. Soit il le prend dans son kit de soins (action mineure "Prêt") soit il en fabrique un avec ce qu'il peut (Il faut 2 actions mineures "Prêt").

On considère que le personnage achète 1 kit de soins par mois pour remplacer le sien.

Pour soigner en dehors d'une séquence de combat (blessure ou maladie), l'absence d'un kit de soins procure un modificateur de -2 au jet d'Ingéniosité (Soins)

Prêt (action mineure). Vous préparer un bandage en le prenant de votre kit de soins. Comme partie de cette action vous pouvez ranger quelque chose que vous avez déjà en main. Vous pouvez ainsi ranger votre arc et sortir un bandage par exemple.

Soins (action majeure). Vous devez être adjacent avec des bandages prêts. Test Ingéniosité (Soins) SR 11. En cas de réussite votre allié récupère Dé Dragon + Ingéniosité en Santé. Un personnage ne peut pas bénéficier d’une autre action de soins tant qu’il n’a pas reçu de dégâts additionnels.

mercredi 22 juin 2011

[Dragon Age] Quick Start Guide

Dans le cadre du Free RPG Day, Green Ronin propose le Dragon Age RPG Quickstart Guide en téléchargement gratuit. Il contient les règles, des personnages pré-générés et un scénario.

Dragon Age RPG Quickstart Guide PDF

dimanche 19 juin 2011

Dragon Age Univers


Le blog français Dragon Age univers est consacré aux deux jeux vidéos Dragon Age. Pour les joueurs de jeu de rôle sur table, c'est une source d'information et d'inspiration. 

dimanche 5 juin 2011

Black Death

En 1348 en Angleterre, un chevalier (hospitalier ?) a  reçu pour mission par l’évêché, d'enquêter sur un village reculé  qui semble avoir été épargné par la peste bubonique. Osmund, un jeune moine se porte volontaire pour l'accompagner dans l'espoir de retrouver Averill la femme qu'il aime. 

Cela faisant longtemps que je n'avais pas pris un réel plaisir à voir un bon film loin des standards des blockbusters. L'interprétation est de première qualité et le film est vraiment bon. Il est disponible en DVD et en VOD. 

Le film est bien meilleur que Season of the Witch qui, sur un thème similaire (Sorcellerie et Peste), s'inscrit dans un traitement hollywoodien classique. En revanche le film bénéficie d'une belle lumière. Il a été "traduit" en français par un titre idiot (Le Dernier des Templiers) et pour ne rien arranger le casting est médiocre avec en tête Ncolas Cage affublé au début du film du heaume le plus ridicule jamais vu.

samedi 4 juin 2011

Advanced Fighting Fantasy, le retour

Heureusement que Advanced Fighting Fantasy n'était pas sorti lorsque j'ai choisi Dragon Age RPG comme système de jeu cible...car si DARPG me semble meilleur, il n'a pas le vécu d'AFF, souvenez-vous du Sorcier de la Montagne de Feu. Le choix aurait été plus dur...et encore, je ne parle pas de Dragon Warrior. De toute façon après 1 an de campagne avec Dragon Age, il est clair pour moi que je ne regrette en rien mon choix.

La genèse du jeu remonte aux Défis Fantastiques, les "Livres dont vous êtes le héros" de Steve Jackson et Ian Livingstone, qui ont engendré un jeu de rôle complet, Fighting Fantasy se déroulant dans le monde de Titan. Une version 2 du système est sortie sous le nom d'Avanced Fighting Fantasy 2ème édition.

AFF est un jeu de rôle assez simple où les personnages sont définis par trois caractéristiques : l'Habileté (Skill) qui sert à déterminer le succès des actions, l'Endurance (Stamina) qui mesure la résistance physique et mentale, et la Chance (Luck) qui permet de s'en sortir face aux aléas. La résolution d'une action consiste généralement à lancer 2d6 sous l'Habileté, alors qu'une action en opposition se résout avec un challenge basé sur 2d6+Habileté

Après une coupure de plusieurs dizaines d'années l'éditeur anglais Arion Games vient de sortir un nouvelle version appelée Advanced Fighting Fantasy comprenant trois livres : le manuel de jeu de la troisième édition, Titan qui décrit le cadre du jeu et Out of the Pit remplit de monstres et races fantastiques.

jeudi 2 juin 2011

[Dragon Age] Intersession 10/11 (1)

J'aidais Stoyanka à préparer la potion de « mousse d’ombre ». Nous n’avions pas le droit d’échouer, la survie des malheureux condamnés au bûcher et celle de mes compagnons en dépendaient. Une bien forte responsabilité pour un tout jeune apprenti voyageur. Je manquais d’expérience devant ce type d’épreuve. Certes je parvins à achever la potion, mais devant mes membres tremblants, Stoyanka, dont je gardais une profonde reconnaissance pour la confiance qu’elle m’avait accordée, préféra se charger de la distribution. Au moment où nous nous apprêtions à quitter sa demeure, le devenir de Wulverton me revint.
- Madame, pourrions-nous réserver une quantité suffisante de potion pour sauver les habitants de Wulverton ?
- Impossible jeune mage. Je ne suis même pas certaine que nous en disposions suffisamment pour toute les malades de Sothmere. Quoi qu’il en soit, nous ne pourrons soigner qu’un seul village. En tant que mage du Cercle, il vous revient de choisir lequel. Je m’inclinerai devant votre décision.
- Alors ce sera Sothmere dont le bourgmestre et vous-même nous avez confié cette mission.
En réalité aucun autre choix se présentait. Nous risquions de manquer de temps pour nous rendre à Wulverton avant le terme de l’effet du poison avec pour seul résultat : la mort de deux villages. Ainsi, Sothmere et mes compagnons furent sauvés. Néanmoins, je restais fort contrarié vis-à-vis du garde auquel j’avais promis d’aider son village, ses amis, sa famille. Cet homme m’avait fait confiance, confiance à laquelle j’étais incapable de répondre.
---oOo---
Le soir nous avions bâti un vague plan avec le bourgmestre. Il me restait quelques jours devant moi avant de quitter Sothmere pour un entretien auprès du Bann Karel Dusic pour négocier le remplacement de sir Vilem Richta au profil de mon ami Arcill et d’échanger quelques autres sujets privés. Il me fallait aussi revoir Stoyanka pour une affaire à caractère personnel. Mais il me restait une priorité à traiter. Mais je ressentis l’effet exténuant du contre-choc de la journée et des jours précédents. Je ne m’attardais donc peu sur la stratégie à mener sur les jours à venir, préférant une bonne nuitée de repos. Cette nuit-là, je fis un étrange rêve. Le Chevalier Vilja Wulverton, chevauchant un dragon, menait une armée d’humains démoniaques. A la tête d’une puissante cavalerie de chasinds protégeant le flan gauche de l’armée, un jeune homme aux traits strictement identiques à celui du Chevalier se dressait fièrement sur un immense serpent. Au centre, on devinait les habitants de Wulverton que le mal avait mutés en morts-vivants à la peau verdâtre et déformée par de répugnantes pustules brunâtres de forte pestilence. Leur capitaine n’était autre que le garde rescapé de notre duel contre le Chevalier Vilja Wulverton, qui avait choisi de rejoindre les siens. Des corneilles géantes et démoniaques prêtes à prendre leur envol couvraient la droite. L’arrière-garde se composait d’un groupe de chamans. Plus âgés les uns que les autres, leurs corps faméliques et nus étaient peints de symboles noirs, blancs ou rouges totalement indéchiffrables. Ils exécutaient une chorégraphie sauvage et anarchique dont le centre vivait sous les grâces de la jeune Dobreela en transe. Une femme drapée dans une grande et large houppelande survolait l’ensemble. Ce flot monstrueux déferla sur Sothmere. Je me réveillais en sursaut, ma tunique trempée de sueur. Curieusement, j’oubliais la raison de mon brutal réveil. 

L’aube naissait. Sans en avoir totalement conscient, je me changeais et consommais quelques biscuits de voyage qui me restaient avant de partir à la recherche du malheureux garde de Wulverton resté avec nous. Au minimum, je lui devais une explication. Je le retrouvais sans mal au centre du village, assis au pied du bûcher qui devait être démonté dans la matinée. Le pauvre homme totalement avachi, était au bord de l’effondrement. Ses mains couvraient son visage sans parvenir à masquer ses larmes. Il venait de perdre son seigneur, et par conséquent son emploi. Son village traversait un mortel cataclysme. Et ce que j’avais à lui annoncer n’allait pas le sortir de son profond désespoir.
- Soldat, je crains avoir une mauvaise nouvelle à vous annoncer.
- Je sais. Pour mon village, c’est foutu. Que vont-il devenir ?
A cet instant, mon rêve effacé me revint. Je crus en deviner la signification. Les survivants de Wulverton se trouvaient en réel danger. Si nous ne pouvions sauver les mutants, au moins, pourrions-nous tenter de sauver ceux que la chance avait épargné. Il en dépendait de la sécurité de Sothmère. Qui pouvait certifier que les habitants de Wulverton devenus des créatures monstrueuses, ne viendraient pas déclencher un troisième assaut ? Il fallait mettre en ouvre en urgence une expédition de sauvetage. Je priais que l’Arbitre Gelda Cermac  soit toujours présent. Elle semblait à l’écoute et compréhensive. Ser Vilem Richta, manifestement fort motivé pour achever les victimes des morsures des chasinds enragés, pourrait adhérer et surtout mener à bien à cette expédition.
- Restez ici, je reviens.

Je courrais vers Roshek, le seul d’entre-nous qui saurait convaincre les autorités à tenter cette opération de secours. Je me rappelais qu’il prenait en charge l’expédition des grains et pains de seigle vers Malgranne qui risquait une grave famine. Je le joignis donc sans mal. Le nain aidé par l"elfe charriaient des sacs dans la charrette. Le jeune Kirk et sa copain survivant étaient un peu plus loin avec Eshara et ses cousins elfes. Arcill revenait d'une promenade avec Wanda Kovic et se dirigea vers ses compagnons pour leur donner un coup de main. Je me permis d''interrompre le nain dans son précieux travail pour lui exposer mes craintes concernant Wulverton puis Sothmere, ainsi que les solutions que j'imaginais pour y pallier. Je glissais dans la conversation que nous aurions besoin de son savoir faire pour relancer l'activité économique de Wulverton une fois tout danger écarté. J'espérais que la perspective d'accroître ses affaires commerciales l’encouragerait à adopter mon plan de sauvetage.

Que font ou disent Roshek, Falos et Arcill ?

Texte de Marcapuce

dimanche 29 mai 2011

[Dragon Age] Session 10 (20/05/2011)

Les personnages ont fini par déboucher par le tunnel aquatique au cœur d'une large cuvette aux bords surélevés. Les esprits du feu volètent, éclairant des tunnels et une peau d'un serpent gigantesque qui aurait mué. Très vite le réel serpent surgit et attaque Falos l'entourant de ses anneaux. Le groupe finit par tué la créature gigantesque. Après avoir erré dans les tunnels et découvert un puits où Falos découvre une épée courte de facture ancienne et Roshek une armure faites d'écailles devant être restaurée, le groupe débouche au sein d'une caverne empuantie par l'odeur de la mousse d'ombre. Roshek ne peut y pénétré vomissant tripes et boyaux. Seul Arcill est sensible au chant terriblement triste des esprits : en récoltant la mousse d'ombre, le groupe condamne à mort les esprits du feu (l'un des esprits va se transformer en serpent pour le remplacer mais ce processus est lent et comme les esprits se nourrissent des excréments du serpent gardien - la mousse d'ombre - ils sont voué à une mort certaine).

Rapidement, grâce à l'exploration du nain, le groupe ressort au petit matin à l'air libre. Le temps de prendre une dose de potion pour retarder les effets de la rage, le groupe se plonge dans les terres sauvages des Korcari en espérant ressortir au plus vite. Le groupe passe la nuit dans la forêt et par un coup de chance finissent par en sortir au matin. A nouveau une dose de potion est nécessaire. A marche forcée, ils se dirigent comme ils peuvent vers le nord pour repasser le guet à Wichford.
Dans les collines qui se dressent avant Wichford, les personnages aperçoivent un chevalier en armure monté sur un destrier. Ils reconnaissent Ser Vilja Wulverton, un chevalier en charge du village de Wulverton qui se trouve le long de la rivière Sudrand à 1 journée de chevauchée à l'ouest. Le noble demande avec tristesse que lui soit remis la mousse d"ombre car après l'attaque de son village , sa femme et son fils sont infectés par la rage d'ambre (il a invoqué les esprits de feu mais leur chant a indiqué qu'il était trop tard et qu'il n'y avait plus de mousse d'ombre). Le chevalier, devenu un bandit malgré lui, a attaqué le groupe avec l'aide de ses hommes d'armes et de Dobreela l'assistante de Maximilian, l'érudit du village. Le groupe a facilement défait la bande qui combattait avec désespoir et remords. Seul 2 hommes d'armes de la milice ont survécu et accepté d'accompagner le groupe au moins pour donner au corps du chevalier les derniers sacrements lorsqu'ils seront à Wichford.

La seule bonne nouvelle depuis ces derniers joueurs est le fait que Wichford a été repeuplé : les hommes de Wichford qui étaient au festival de Sothmere ont intercepté les enragés qui avaient attaqué le hameau et qui se dirigeait vers Sothmere. Entre temps Branik le trappeur avait commencé à reconstruire le bac. Au soir les personnages on pu dormir dans l'auberge reprise par Storm Karsgad, le marchand nain qui leur indiqua qu'ils devaient se méfier : Ser Vilem Richta avait fait quérir un arbitre appointé par le roi. Le lendemain (et dernier jour avant de devenir à leur tour des monstres enragés), le groupe partit à cheval dès le lever du soleil pour Sothmere. Ils évitent un groupe de cavaliers et finissent par arriver en fin de journée à Sothmere en remontant le cours d'eau qui coupe les collines.

Le groupe découvrir une vision d'horreur : les habitants du village et les amis du groupe qui étaient infectés, se trouvaient attachés des mats au milieu d'un bucher. Ser Vilem entouré d'une dizaine d'hommes d'armes portant armures, lances et arbalètes discutaient avec Bodgan le forgeron sur le meilleur moyen de mettre le feu au bois imbibé d'eau. Bogdan fit un geste avec sa dague indiquant qu'il suggérait de leur couper la gorge.

Une femme chevalier d'une quarantaine d'années habillée richement se tenait face à tous, entourée de 4 hommes d'armes portant arbalètes et épées. La femme était charismatique et imposante, notamment avec le bandeau qui couvrait son œil gauche. Le shérif Milo semblait désespéré et la vieille Stoyanka se tenait à distance.

Ser Gelda Cermac, arbitre appointée par le roi avait attendu le retour du groupe pour rendre sa décision. Maintenant que les personnages étaient là, elles pouvaient entendre les arguments de tous. Roshek et Ser Vilem se livrèrent à un duel verbal. Le chevalier faillit l'emporter mais le nain se ressaisit et au final on autorisa la vieille femme à faire sa potion. Stoyanka aidé par Rylan finit par réussir à fabriquer la potion qu'elle fit boire à tous les infectés qui furent sauvés (y compris Falos, Arcill et Roshek).

Ser Vilem et Bogdan partirent dans la soirée avec leurs soldats pour le fort. Leur regard de haine lancé aux personnages était sans équivoque. Le shérif Milo était sur un nuage : sa fille était sauvée. Avec fougue il promit d'organiser une pétition pour que Ser Vilem soit remplacé et indiqua qu'Arcill pourrait faire un parfait remplaçant (son regard allait du barbare à sa fille avec une étincelle dans ses yeux). Ser Gelda qui indiqua aux personnages qu'il y avait peu de chance que l'Arl Voychek Neruda accepte qu'un non féreldien obtienne cette charge. L'arbitre royal semblait soulagé d'avoir pris la bonne décision grâce aux personnages.

Le lendemain, ne perdant pas le but initial de leur mission, Roshek commença à réunir des graines de seigle et du pain de seigle.

lundi 16 mai 2011

[Dragon Age] Session 9 (15/04/2011) - Pensées d'un mage

A peine avais-je achevé ma brève prière improvisée pour sauver l’âme du cordonnier mortellement blessé, que la hache d’Arcill, d’un mouvement imprévisible et de belle précision, acheva ses souffrances. Je fus reconnaissant au guerrier de ce geste impromptu qui épargna au malheureusement de voir mort venir. Certes, l’alvar montrait une forme singulière de pitié, néanmoins totalement adaptée à la situation. L’homme, avant son dernier soupir, nous compta l’attaque subie par son village qui se déroula quelques heures avant notre arrivée. Une agression semblable à celle de Sothmere dans laquelle le mauvais sort nous avait jeté. Avec toutefois une différence : la population de Wichford fut anéantie. Nous venions d’achever l’unique survivant. Ce village méritait une cérémonie religieuse. Mais aucun de nous n’était prêtre, et la Chantrie restait absente en cette région. Prions que la clémence du Créateur sauve les âmes abandonnées de ces malheureux.

J’étais inquiet. A en croire les derniers mots du brave cordonnier, ceux qui avaient provoqué la perte de Wichford se dirigeait vers Sothmere. Ce qui signifiait que les rescapés de la veille allaient subir un second assaut. S’ils ne parvenaient pas à le contenir, cela signifiait la mort ou bien pire de tous ceux en attente de notre retour que nous avions placés en quarantaine dans la « Grange aux Soins », celle d’Eshara mais surtout celle de la sorcière Stoyanka qui entraînerait inévitablement celle de mes compagnons. Que faire ? Nous rendre en urgence à Sothmere en puisant dangereusement dans le maigre répit de trois jours de survie concédé par les morsures empoisonnées des mutants ? Ou fallait-il poursuivre notre quête et prier le Créateur que les gens de Sothmere sortiraient à nouveau vainqueurs, que Stoyanka, notre seule carte en main pour briser l’effet du poison, échapperait une nouvelle fois à la mort ? J’intériorisais mes interrogations et décidais seul de la route à prendre. Pour cette quête, j’avais inconsciemment et naturellement pris la direction des opérations. Non que je prétendais ou voulais usurper l’autorité de Roshek qui nous avait parfaitement conduit dans nos précédentes aventures. D’autant que nous les mages, nos missions visent à servir et les grands de ce monde, et non à nous hisser vers les plus hauts sommets du pouvoir. Nous sommes des conseillers, pas des meneurs. Mais le contexte de notre quête suscitait mes deux principales compétences : la magie et la médecine. Dans ces deux domaines, j’étais sans conteste le plus à même à pouvoir prendre les bonnes décisions. Enfin, c’est ce que j’estimais. Je fis mon choix.

J’étais inquiet. Je choisis de poursuivre notre quête. Mais je craignais que ce choix ne fût guidé par la raison, mais influencé par l’héritage paternel. Inconsciemment, je prenais le chemin parcouru par mon défunt père, une direction obsessionnelle d’une éternelle quête vers le savoir alchimique à la recherche de la potion miraculeuse qui sonnerait le glas à toute forme de maladie et autres maux. Mon père avait emprunté cette voie suite à la mort de ma mère dont il s’affligeait la responsabilité, lui le guérisseur incapable de soigner celle qu’il avait tant aimée. Il s’était donc engagé sur une route dangereuse qui en prenant le détour de la passion maladive, le mena irrévocablement vers une impasse destructrice. Par mon choix de poursuivre notre quête, de suivre la direction que nous indiquait le corbeau, de trouver, quoi qu’il en coûte, le lieu secret et protecteur de la Mousse d’Ombre, ne suivais-je pas les pas de mon père ? D’autant que j’occultais volontairement un danger bien plus profond que celui des attaques des chasinds enragés. Une fois de plus l’emprunte des apostats apparaissait et se montrait à l’origine de ces agressions. J’en obtins la conviction lorsque j’eus étudié le cadavre d’une des corneilles qui nous avaient agressés. Des marques de l’Engeance gâtaient son plumage. Malgré ce danger, malgré mon vœu donné au Créateur de servir au mieux l’humanité et donc de combattre L’Engeance et tout acte démoniaque des apostats, malgré tout, j’écoutais et obéissais à la seule voix du Guérisseur.

J’étais inquiet.

Extrait de "Une vie magique" de Rylan de Malgranne.
 
Texte : Marcapuce

samedi 30 avril 2011

[Dragon Age] Set 2

Le Set 2 est disponible en pdf et en précommande pour l'édition papier (dans ce cas on peut avoir un rabais sur le pdf).

J'ai parcouru l'édition pdf et c'est...magnifique. Outre les nouvelles règles déjà connues grâce aux playtests, les deux manuels (joueur et meneur), regorgent d'informations sur les pays en dehors du royaume de Férelden et sur l'arrivée inexorable de l'Enclin.

dimanche 17 avril 2011

[Dragon Age] Session 9 (15/04/2011)

Je me sentais fiévreux et j'exhalais une odeur dérangeante à l'instar de Roshek et d'Arcill. Toute la matinée fut pluvieuse tandis que nous chevauchions à travers les collines vers le sud ouest. Nous finîmes par arriver à une falaise surplombant une rivière large de plusieurs centaines de mètres. Rylan estima que le hameau de Wichford se trouvant plus à l'ouest. Le corbeau tournait dans le ciel au-dessus de la rivière dont le courant rendait la traversée périlleuse.  Nous décidâmes de renvoyer le jeune Kirk à Sothmere avec les chevaux. Roshek ne pu s'empêcher de faire son intéressant et flatta le jeune rouquin. Nous descendîmes facilement la falaise.

En suivant la rive nous finîmes par arriver à Wichford, un petit village de trappeurs et de chasseurs. Nous fumes accueilli par des cadavres sentant aussi mauvais que nous et par des corneilles agressives dont le regard luisant et les petites cornes en faisait plus des monstres que des volatiles. Aucun bac ou bateau en vu. On débusqua un pauvre cordonnier blessé mortellement et infecté réfugié au premier étage de son échoppe. Il nous apprit qu'au petit matin des chasinds enragés avaient massacré tout le monde et que certains villageois s'étaient tournés contre leurs amis. A sa demande on acheva ce pauvre Josef. Il semblait que toutes les cahutes avaient un étage où les villageois pouvaient se réfugier en cas d'attaques. Cette nouvelle troupe d'enragés avait pris le chemin de Sothmere. Nous espérâmes que Sothmere saurait s'en tirer.

Nous étions pressé par le temps et on laissâmes les cadavres pourrir là où ils étaient. On dénicha un corde de halage et Arcill traversa la rivière Sudrand par le gué pour l'attacher à un pilier en bois sur l'autre rive. Je traversais sans difficulté ainsi que Rylan dont l'habilité m'impressionna. Je portais la marmite et la poudre ce qui s'avéra un bon choix car le nain trop sur de lui manqua de finir noyé. On repris notre route vers l'est pour retrouver le corbeau qui nous mena à nouveau vers le sud ouest. Après quelques heures nous rencontrâmes Branik un trappeur de la carrure d'un ours mais accueillant. Malgré les avertissements de Rylan, il décida de partir avec son chariot et ses deux chiens vers Wichford pour attendre les hommes qui reviendraient du Festival. Branik nous appris que nous pourrions passer la nuit dans un village de Chasinds  dirigé par Zorya et nommé Dosov. Ils sont accueillants mais prompt à servir du vin sauvage, un alcool de seigle très fort.

Nous décidâmes de prendre le risque de suivre le corbeau quitte à s'aventurer dans les forêts marécageuses des Korcari au lieu de passer la nuit dans le village de Dosov. Peu de temps avant de pénétrer la forêt nous fumes embusqués par une bande de chasinds "sains" qui considéraient que leurs chamans les avaient trahis avec leur poison qui devait permettre de lutter contre les armures des chevaliers mais qui avaient pervertis leur corps et leur esprits. Nous apprîmes cela car Rylan et surtout Arcill réussirent à parlementer avec eux malgré le comportement étrange de Roshek. Rylan dépensa toute sa fortune pour payer une rançon pour nos vie. Je crains en revanche que Branik devra se battre contre eux.

Nous finîmes par arriver à un arbre mort et pétrifié au cœur de la forêt à l'étrange luminosité venant de lucioles et de plantes phosphorescentes. Nous allumâmes le feu, jetâmes la poudre. Malgré la puanteur nous attendîmes stoïquement devant la marmite qui semblait contenir une purée de pois. Un gigantesque crabe sorti de l'eau attiré par la marmite. Rylan pris le risque de porter la marmite hors de pinces du crabe. Après un combat après, je finis par tuer le monstre. Au petit matin, les esprits arrivèrent : de petits êtres humanoïdes aux ailes d'insectes chantant une mélodie mélancolique et triste. Rylan montra une fois de plus l'exemple et suivi les petites créatures ailées tandis que j'emmenais le nain et le barbare à la suite des créatures et du mage. Je passerai sous silence ma chute dans une mare d'asphalte naturelle où j'aurai fini par être englouti sans le coup de main d'Arcill.

Après avoir suivi les esprits du feu à travers la forêt nous finîmes par arrivé à étrange endroit constitué de ruines d'une très très ancienne civilisation. Un piscine naturelle alimentée par une chute d'eau attirait les esprits de feu qui plongèrent dans l'eau sans réapparaitre. Le nain qui avait pris goût au bain, plongea et manqua de s'écorcher sur d'étranges statues qui gisaient au fond de l'eau. Il découvrit un passage sous l'eau qui devait mener au-delà du l'endroit où nous nous trouvions. Le chant des petits êtres avait changé comme le testament d'une civilisation ancienne et magnifique. Rylan arriva à la conclusion que les mousses qui recouvraient les murs n'étaient pas la mousse d'ombre. Nous devions donc aller de l'avant. Le petit matin arrivait et il faudrait bientôt prendre une dose de la potion préparée par le vieille femme.


Mémoires d'un elfe nommé Falos