Campagne

samedi 9 octobre 2010

[Dragon Age] Intersession 3/4 (2)

Deux jours après l'assaut contre Malgranne
En poussant un soupir, le jeune Roshek sort les 2 potions et les remet à sœur Eoni: “voilà, faites en bon usage! Je pense que mon père aurait accepté ce sacrifice pour l’intérêt du village...”, puis en lui-même : “de toutes façons leur valeur monétaire est limitée et à part attirer certaines convoitises, je ne vois pas ce que j’en aurai fait...”.

Il ajoute à soeur Eoni: “je vais devoir quitter le village dans quelques jours, aussi je souhaite que le nom de ma famille soit associé à l’époque où celui-ci était prospère, et j’espère qu’il sera dit que je n’aurai pas tout fait pour mes concitoyens dans ces circonstances si dramatiques (lesquelles m’ont directement affectées comme vous le savez)” Puis en versant une larme et en prenant un ton empreint d’une tristesse infinie : “j’essayerai autant que je le pourrai, là où je serai, de veiller sur vous tous ! Sachez que je n’épargnerai pas ma peine et que les malheurs du village seront connus, et je souhaite que des coeurs compatissants sauront vous venir en aide...”.


La douce mais énergique femme de foi pris dans ses bras robustes le jeune nain et l'étreignit avec fougue.
- Grâce à vous nous allons pouvoir soigner les gens du village et comme dit notre guérisseur, nous allons parlementer avec la mort.
En sortant, Soeur Eoni eut un mouvement de main solennel.
- Le nom des Nevvin sera à jamais loué à Malgranne.

Tout cet étalage de bons sentiments laissait le nain pensif. Pour revenir à la vraie vie, le le jeune nain alla chercher Malld et le cuisina pendant une bonne partie de la soirée. Le fermier savait lire et écrire et surtout compter. S'il n'était pas doué dans l'élevage il semblait plus apte à la négociation et à la gestion. Roshek avait vit compris que le Fereldien l'arnaquerait mais à de faible montant, son but n'étant pas de tuer la poule aux œufs d'or. Le nain avait prévu de repasser tous les 3 ou 6 mois et toucher ses dividendes.

Une semaine plus tard
Les jours qui suivirent le changement radical du jeune mage furent couronnés de succès, d’autant que le jeune homme progressait sensiblement de jour en jour dans la maîtrise des opérations chirurgicales. Eoni s’était réservée la fabrication et l’utilisation des potions. Personne n’avait contesté ce choix, son expérience en alchimie le justifiait naturellement. Elle put ainsi mesurer l’efficacité des formules d’Hostwaine que son fils avait sélectionnées. Néanmoins, elle restait très prudente avec l’Efface-Mémoire, et ne l’usait qu’avec parcimonie, sur des cas désespérés qui présentait des symptômes suicidaires. L’idée d’en glisser une dose dans le verre du mage lui effleura l’esprit. Mais, elle savait que le lyrium était particulièrement une source d’addiction à ceux qui parcouraient les rêves, aussi elle ne mit jamais son idée en pratique.

Les succès de la Grange aux Soins motivaient et mobilisaient l’ensemble du personnel. Au bout d’une semaine d’activité intensive, il ne restait qu’une dizaine de patients, sept en convalescence et en bonne voies de rétablissement, et trois en attente d’une opération chirurgicale de la dernière chance, dont Gaspard, un enfant de huit ans. Malheureusement, tous les blessés ne furent pas sauvés et certains porteraient des stigmates à vie. Mais comme l’avait déclaré Rylan : « La médecine, c’est l’art de la négociation avec la mort », et ma foi, ils avaient bien négocié. Que le Créateur en soit remercié.

Eshara avait fini par revenir de sa tournée avec Kirk, ce pauvre adolescent qui ne la quittait plus d’une semelle. Elle semblait impatiente de reprendre la route mais regardait la situation avec calme. Pour passer le temps, Eshara flirtait  ou provoquait Phalos. Le jeune elfe qui ne savait plus sur quel pied danser. D'autant plus que Kirk voyait dans le serviteur des Nevvin un rival. Phalos restait dans l'expectative, attiré par la jeune elfe et ses récits qui évoquaient le plaisir et la liberté. Il devenait de plus en plus fasciné par sa description de la forêt de Bréciliane, loin à l'est d'où venait Eshara.

Arcill voyait dans ses événements une suite de signes à suivre. Tout expérience était profitable au sens propre et figuré et la perspective de partir à l'aventure était séduisante. Il reviendrait dans ses montagnes auréolé de gloire (et d'or), il en était certain.

Eshara

Les nouvelles positives de la venue de fermiers environnant pour renforcer la population du village diminuée donnaient du baume au cœur à chacun, sauf  un seul habitant : Rylan. Ce dernier n’avait pas quitté un seul instant son visage de marbre. Il ne s’adressait que rarement au personnel, et toujours sous forme d’instructions brèves. Il ne participait jamais au rare moment de réjouissance. Totalement consacré à sa tâche, il dormait peu, et ces derniers jours, trop peu. Avec les patients, il se comportait curieusement : avant d’opérer, il se fondait en excuses. Durant une opération, il était fréquent de voir des larmes coulées le long de son visage. Il n’avait aucune considération avec les proches des blessés, il les ignorait, ne répondait jamais à leurs interrogations inquiètes et suppliantes. La fatigue faisant ses premiers effets, il prenait parfois un comportement agressif. Ainsi, alors que de nombreuses familles de Malgranne lui étaient redevables, il n’était pas populaire pour autant. Au contraire, on le qualifiait d’être sans âme, froid et méprisant. Certains le prétendaient même atteint de folie.

Ce qui se passa ce dernier jour leur donnait peut être raison. Rylan, épuisé par son travail et une dernière nuit sans sommeil, terminait une opération délicate sur Gaspard l’enfant de huit ans à l’article de la mort. Sa maman attendait avec angoisse à l’extérieur de la grange. Sa fracture ouverte s’était infectée et la fièvre rongeait l’enfant. Le mage devait assainir la blessure et remettre l’os en place tout en tenant compte de l’état de faiblesse du gosse. Au bout d’un temps interminable, elle aperçut le jeune mage, les yeux rougis de fatigue et peut être de larmes, accompagné par Sœur Eoni qui le soutenait par le bras. La femme fut prise de panique, se précipita vers le jeune mage, en l’invectivant :
- Mon fils, qu’avez vous fait de mon fils !
Eoni surprise, fut dépassée par la réplique immédiate de Rylan qui tel un automate annonça :
- Il survivra.
La femme ne parvint pas à contenir sa joie, elle se mit à genoux devant le mage, lui enlaça ses jambes instables, et s’écria hystérique en couvrant son pantalon peu ragoûtant de baisers.
- Ô, merci seigneur, vous êtes touché par la grâce, vous êtes notre sauveur, …
Elle fut interrompue violemment par le jeune mage qui trouva les ressources nécessaires pour la repousser et lui hurler :
- Je ne suis pas votre sauveur !
Puis, il courut vers la Grange aux Soins, se dirigea vers l’auge qui faisait office d’armoire à pharmacie où s’entreposaient les fioles bandages et instruments, se saisit d’un couteau, qu’il braqua au-dessus de lui en poussant un hurlement déchirant de douleur. La chance voulut que Tristan le terrassier brancardier et fossoyeur soit présent. Il se rua sur le mage menaçant, le jeta à terre et l’immobilisa sans difficulté. Rylan n’offrait aucune résistance à l’assaut du terrassier. Prisonnier par les bras musclés de ce dernier, il se contentait de murmurer :  « je ne suis pas votre sauveur, je ne suis pas … ».

La pauvre mère de famille que le geste brutal du mage aurait fait chuter si elle n’avait pas eu le réflexe de se raccrocher à la robe d’Eoni, partagea un regard interrogateur et inquiet avec la soeur. Sans un mot, elles prirent la direction de la grange. Lorsqu’elles entrèrent, elles découvrirent le mage abattu, murmurant une phrase inaudible, et tenu fermement par Tristan. Ce dernier posa un regard interrogateur à la sœur : « qu’est-ce qu’on fait maintenant ? ».

La maman chercha son fils qu’elle n’eut aucun mal à trouver. Il dormait paisiblement malgré les bruits environnants ; son teint avait retrouvé ses couleurs. Oui, elle le sentait, le mage avait dit la vérité, son enfant survivrait, elle en était convaincue.

Anna

Anna, l’infirmière en service, ne supportait plus le mage. Sa crise au sein même de l’hôpital lui parut insoutenable et impardonnable. Cela devait cesser définitivement, il était arrivé à un stade où il mettait la vie d’autrui en danger. Sans aviser personne, de sa propre initiative, elle se rendit chez Roshek, le jeune nain qui avait pris le village en main. Arrivée sur les lieux, elle le vit en présence de son serviteur elfe, de l’Alvar et d’une femme elfe. Ils préparaient une expédition. Elle interrompit leur préparatif en s’expliquant :
- Excusez-moi de vous déranger, je suis Anna, l’une des infirmières de la Grange aux Soins.  Le mage est devenu fou : il vient de tenter d’assassiner la maman d’un jeune garçon.

Que font Arcill, Phalos et Roshek ?

Texte de Marc, Michel et Pascal

jeudi 7 octobre 2010

[Dragon Age] Intersession 3/4 (1)

Le lendemain de l'assaut contre Malgranne
Lompois le bourgmestre restait prostré dans la maison commune prétextant une mauvaise blessure et la nécessité de réfléchir à la situation. Eshara avait désigné un adolescent devenu orphelin pour l’accompagner dans les fermes environnantes et rameuter les fermiers pour repeupler le village.
Lompois


Aidée par les heureuses initiatives de Roshek qui avait eu la présence d’esprit d’organiser la reconstruction de Malgranne, Sœur Eoni, femme énergique entre toutes, débordant de courage, prit en charge ce qu’elle nomma la Grange aux Soins. Cette grange, rescapée de l’assaut des hommes-loups, fut improvisée en hôpital de campagne, aménagée de lits de paille à même le sol en terre battue, d’une porte posée sur des trépieds en guise de table d’opération, et d’une auge simulant l’armoire à pharmacie contenant instruments chirurgicaux, couteaux, cisailles, pinces, potions et bandages, sans oublier l’âtre indispensable pour stériliser et chauffer à blanc les instruments de cautérisation. Le personnel comptait 5 villageois. Sœur Eoni naturellement, directrice, laborantine, alchimiste et apothicaire, deux jeunes femmes, Anna et Ingrid les deux infirmières volontaires que les derniers tristes événements avaient placées en veuvages, Tristan et Gordon deux terrassiers faisant offices de brancardiers et fossoyeurs. Mais il manquait le plus important : le chirurgien.

Sœur Eoni se sentait lasse, très lasse. Si elle n’avait pas promis à Mère Miri de respecter ses dernières volontés, au jeune mage elle lui aurait dit ses quatre vérités et quelles qu’en soient les conséquences. Mais elle avait promis. Que faire de ce mage ? Alors que le village avait tellement besoin de ses talents, il passait ses journées à prier sur la sépulture d’Hostwaine son père et de celle de Mère Miri. Ce ne fut pas une tâche aisée que de le sortir de sa torpeur pour enfin le pousser à opérer au sens propre du terme dans l’hôpital de fortune. Même s’il montrait peu d’entrain à la tâche, le résultat fut probant, mais de courte duré. En milieu d’après-midi de sa deuxième journée d’exercice, il disparut, soudainement, sans aucune raison apparente. Eoni désespérait. Elle partit à sa recherche dans la ferme intention de le ramener à la tâche. Elle le retrouva chez lui, avachi sur son lit, inerte, les yeux grands ouverts fixés vers le plafond, apparemment sans avoir pris conscience qu’il représentait le seul espoir de survie des malheureux mourants entassés dans la Grange des Soins. Eoni se sentait lasse, très lasse et elle avait promis. Mais certaines promesses sont difficiles voire impossibles à tenir.
- Jeune homme, tu vas cesser ta comédie d’adolescent et retourner soigner nos pauvres ouailles ! Pour donner plus de poids à son instruction, elle lui saisit énergiquement l’un de ses bras pendant mollement vers le sol, pour le forcer à se lever. Ce qu’il fit sans aucune résistance, comme une momie dont il avait pris l’apparence.
- Au nom du Créateur, tu es le seul à pouvoir sauver ces gens ; remue-toi bon sang !
Rien.
Soeur Eoni
A bout de force, elle ne put retenir son geste ample et violent qui se conclut par la rencontre brutale de sa main droite grande ouverte avec la joue gauche de son interlocuteur. Rien, sinon un mouvement de tête en réaction au choc. Elle s’effondra dans ses bras, abattue de n’avoir tenue sa promesse sans pour autant avoir obtenu de résultat, sans avoir donné espoir à ses patients. Totalement désarçonnée, elle émit des reproches entrecoupés de profonds sanglots sans savoir s’ils s’adressaient au jeune mage, au Créateur ou aux deux à la fois.
- Pourquoi réagis-tu ainsi ? Pourquoi refuses-tu de nous aider ? Qu’avons-nous fait pour mériter un tel châtiment ? Tu pourrais faire de grandes choses, sauver des familles, te donner une réelle raison d’être. Mais non, tu restes là les bras ballants, abandonnant ceux que tu as connus à une mort certaine.

Rylan écarta la pauvre femme. Son attitude s’était transformée. D’un être éteint par la mélancolie, il arborait une tenue altière, un regard perçant de détermination, calme, assuré et tranchant mais dénué de tout sentiment. Sans le moindre commentaire, il se dirigea vers la petite étagère sur laquelle son père y déposait ses précieux livres. Il prit les livres un à un pour les déposer mécaniquement sur le sol. Il accompagna ce curieux protocole d’une ordonnance vocale posée sur un ton monocorde parfaitement neutre.
- Nous sommes en présence de trois traumatismes : des plaies, des fractures et des chocs psychologiques. Ces trois maux pouvant se cumuler en autant de combinaisons que possible. Pour être parfaitement efficace, la seule chirurgie ne suffit pas. Elle se révèle même superfétatoire pour les troubles psychologiques. Les potions complètent l’espace laissé libre par la chirurgie. Antiseptique, anesthésique, analgésique, pour ne citer que les principales, sont indispensables. Les potions que vous produisez manque de puissance. Voici ce qu’il nous faut.

A l’instant où il prononçait cette dernière phrase, il plaqua sa main sur un emplacement du mur juste au-dessus de l’étagère dégagée de livres. Deux secondes plus tard, sa main s’enfonçait dans une alcôve pour en extraire un carnet.
- Le carnet d’Hostwaine s’étonna Sœur Eoni. Je pensais qu’il avait définitivement disparu.
Sans prêter la moindre attention aux propos de la sœur, Rylan parcourut rapidement les pages manuscrites du carnet. Il corna quatre pages avant de remettre le carnet à la brave femme totalement médusée.
- Peux-tu fabriquer ces quatre potions ?
Sœur Eoni lu attentivement les trois recettes. Elle avait appris à lire tardivement par la bonté de l’enseignement bénévole de mère Miri. Toutefois, sa vitesse de lecture était réduite ; il lui fallut plusieurs minutes pour digérer les trois recettes de potions médicinales que le fils du guérisseur avait sélectionnées. Ce dernier ne manifesta aucun signe d’impatience comme si la notion de temps lui était inconnue. Il attendait.
Après avoir décrypté les quatre formules, elle hésita. Devait-elle suivre ses consignes ?
- La potion d’Efface-Mémoire n’est-elle pas sans danger ?
- A faible dose, elle élimine les instants les plus récents et les plus troublants, ceux que la pensée souhaite se débarrasser en premier. Très efficace pour guérir un traumatisme psychologique.
- Mais comment déterminer la bonne dose ? Ne risque-t’on pas des effets secondaires ?
- Les mêmes questions s’imposent à chaque imputation, et la réponse est invariablement la même : la médecine, c’est l’art de la négociation avec la mort. Peux-tu fabriquer ces quatre potions ?
Le ton du mage restait totalement neutre et impersonnel. La sœur se résigna.
- Je le pourrais si nous avions de la potion de lyrium.
Rylan plongea à nouveau sa main dans l’alcôve secrète. Il en sortit une bourse dont il préleva une pièce d’or qu’il remit à l’apothicaire.
- Rends-toi chez Roshek, il détient deux fioles de lyrium. Demandes les lui. S’il est désintéressé, il te les donnera sans hésiter. Sinon, comportement fort probable, il les monnaiera. Il devrait les estimer à une pièce d’or. Achètes-lui. Si tu les obtiens pour moins cher, gardes la monnaie et fais-en bon usage. On se retrouve dans la grange.
- Mais, …
Sans se préoccuper de la réaction d’Eoni, sans prêter la moindre attention à ses objections, il replaça tranquillement les livres à leur place, et se rendit sans hâte à la Grange aux Soins.
De crainte de briser le faible espoir qu’elle venait de susciter, elle partit à la recherche de Roshek.

Deux jours après l'assaut contre Malgranne
Le jeune Roshek avait une drôle de sensation, balançant entre le chagrin d’avoir perdu ceux qui lui était cher, et une excitation nouvelle, un désir de liberté et d’émancipation. Son père avait voulu “faire un gros coup” mais l’échec avait été cuisant et il l’avait payé cher. C’était finalement aussi bien que sa pauvre mère soit partie avec son cher époux, elle n’aurait pas supporté sa solitude, et du même coup le jeune nain s’était retrouvé succéder à son père à la tête de l’entreprise familiale. Mais il avait de l’ambition et ses dernières aventures avait éveillé en lui un désir de voyage et de prise de risque. Il n’avait jamais été peureux, et son père n’avait jamais hésité à lui confier des missions délicates, voire musclées. Devenir un simple épicier de village n’était pas assez pour lui, il voyait plus loin, plus haut ! Le pécule de l’héritage de ses parents allait lui permettre de partir en toute sérénité et il comptait bien le fructifier et monter un affaire juteuse. De plus les voyages périlleux, les risques de mauvaises rencontres lui apportaient un sentiment d’être quelqu’un et le risque lui procurait un délicieux frisson. Bien sur il n’était pas “tête en l’air” et il savait que seul il ne survivrait pas longtemps. Le petit groupe avec lequel il était parti, et revenu, de ses dernières aventures, avait fait ses preuves. Roshek était bien décidé à continuer cette association le plus longtemps possible. Comme il était d’un naturel sociable et même jovial, la compagnie d’êtres aussi différents ne le gênait en rien: L’Alvar était en quête de bagarres et de gloire, l’elfe cherchait aussi à se faire une respectabilité et un nom, le mage quand à lui n’avait plus vraiment de raison d’être et trouverait un exutoire à ses pensées morbides en affrontant la mort en face. Roshek veillerait donc à ce que chacun trouve son intérêt dans ce type d’entreprise, aussi était il décidé à être “large” dans les partages et à valoriser l’ego, certes démesuré, de chacun de ses compagnons d’armes. Seule la finalité avait de l’importance, et comme son père lui avait enseigné, les petits investissements pouvaient rapporter gros !
Malld

Sœur Eoni, se dirigea vers l’épicerie qui miraculeusement n’avait pas brulé dans l’incendie. Elle y trouva le nain afféré avec Malld un fermier peu doué pour les travaux de la ferme qu’elle connaissait vaguement. La discussion était courtoise mais vive.
- Je vous dérange…
- Mais non ma Sœur, entrez je vous en prie. Mon cher X, dit le nain en se tournant vers son premier interlocuteur, nous finirons notre transaction demain ou après-demain.
L’homme sortit sans un mot, adressant juste un regard noir à la femme. Le nain souriait et se réjouissait visiblement de cette interruption.
- Voila, cher Roshek, je souhaiterai obtenir de votre part les potions de lyrium que vous avez acquises récemment. Auriez-vous la gentillesse d’en faire cadeau pour la Grange aux Soins ? 

Que répond Roshek ?

Texte de Marc, Michel et Pascal

mardi 5 octobre 2010

Dungeonslayers 4


Christian Kennig a annoncé la version 4 de Dungeonslayers pour le salon du jeu d'Essen en octobre. Ce jeu de rôle à l'ancienne dont la version 3.75 est disponible en français, prend du coffre avec une version de 160 pages et une approche encore plus professionnel (nombreuses illustrations, nouvelles mise en page) , plus tout ce qui manquait pour en faire un jeu capable d'aller dans la cour des grands (règles de mastering, gestion des figurines, création de nouvelles races, etc.)

Un des apports majeurs consiste à l'introduction de classes héroiques comme le paladin, le druide, l'archimage ou l'assassin. Il semble aussi que Christian Kenning se soit inspiré de Dragon Age RPG avec l'adjonction des Slayerpoints qui devraient permettent d'accomplir des mouvements spéciaux, ignorer des dégâts mineurs ou augmenter temporairement ses caractéristiques.

Ressources

dimanche 3 octobre 2010

[Dragon Age] Session 3 (2)

Le groupe avait laissé derrière lui la cabane vieille de plusieurs dizaines d'années maladroitement retapée par les membres du cultes des Gardiens des Loups. es aventuriers pensaient revenir plus tard et récupérer les deux lourdes tentes de cuir imperméables.Sur le chemin du retour vers Malgranne, Phalos, l'elfe des cités suivait pas à pas Eshara, lui posant des questions dont la naïveté rendant l'elfe dalate hilare.
 
 Elfe dalate
- Tu sembles ignorer tout de notre peuple. Je vais faire ton éducation dit la jeune elfe avec un clin d'œil. Les elfes de Thedas sont mortels mais les légendes elfes racontent que dans un lointain passé nous étions immortels vivant en harmonie avec le monde et la nature au sein de notre royaume, Elvhenan. Puis nous avons rencontré les shemlen (humains) venant de l'Empire Tevintide. Nous avons changé en nous accouplant avec les hommes : seuls des enfants humains naissaient et notre corps à du s'adapter à l'espérance de vie très brève de nos enfants. Nous avons du vieillir et mourir. Nous sommes alors isolé du monde ce qui a été compris comme de l'hostilité. L'Empire nous a envahit et nous sommes devenu des esclaves.

Eshara repris son souffle, son esprit était loin dans le passé. Elle parla alors de la Prophétesse Andrasté en guerre contres les tevintides et qui promit de libérer les elfes de l'esclavage. Les elfes se virent octroyés les Vallons (dales) où ils commencèrent à restaurer leur ancienne culture, à adorer leurs Dieux. Mais quand le Chant de la Lumière et la religion du Créateur se répandit dans toutes les nations, les humains ordonnèrent aux elfes de se convertirent. La Chantrie mena la Marche Exaltée contre les elfes qui durent fuirent les Vallons. Ceci devinrent des nomades, les Dalates qui continuent à vénérer les anciens Dieux et tentent de vivre dans la continuité des traditions ancestrales de Elvhenan. Certains elfes acceptèrent de se convertir à la religion du Créateur et allant vivre principalement dans les bascloîtres (alienages) des villes ou travaillant comme serviteurs.

Elfe des bascloîtres

Phalos connaissait bien cette vie de misère que proposait les grandes villes comme Denerim ou Val Royeaux : des murs si hauts qu'ils occultent la lumière. Parfois certaines familles s'en sortent et achètent une petite maison sur les quais. Parfois même il arrive que les rôdeurs ne la brule pas. Parfois. Le jeune elfe des cités s'éloigna pensif. Eshara sourit avec tendresse. Elle comprenait le désarroi de Phalos.

Arcill, le musculeux guerrier des montagnes en profita pour se rapprocher de la jeune elfe. Il était fasciné par le côté sauvage de la jeune femme dont la vie de nomade semblait plus proche de lui que celle sédentaires des autres.
- On dit dans mon village que les tiens vivent dans des maisons qui bougent. C'est vrai ? 
Eshara éclata à nouveau de rire.
 
 
Effectivement, nous parcourons Thedas en voyageant dans des wagons couverts que nous appelons des aravels. Nous utilisons de grandes voiles triangulaires au sommet des wagons et des dispositifs de gouverne à l'arrière. Comme tu peux le voir sur mon collier clanique nous savons travailler l'ironbark une substance unique, résistante et plus légère que l'acier, utilisé pour fabriquer nos armes et de certains autres objets.

Aravel

Nous évitons les humains mais parfois nous acceptons de faire du commerce avec eux. La plupart du temps nos rencontres avec les humains se passent sans trop de violence. Nous ne sommes pas réellement unis, certains clans commercent plus que d'autres avec les humains, dans ce cas ils établissement un campement sédentaire. D'autres sont rentrés en résistance sont devenus des bandits ou mènent une guérilla. 


Phalos s'était rapproché et tendait une oreille attentive.
- Avant que tu me poses la question, mon clan est comment dire, neutre, un peu entre les deux extrêmes. Les clans se rencontrent rarement mais tous les dix ou vingt ans, tous les clans se réunissent et les Gardiens, les anciens et chefs de clan, échangent et partagent leurs connaissances. 

Eshara semblait en verve.
- Nous vivons selon le code de conduite du Vir Tanadahl (la Voie des Trois Arbres ). Ce code comprend le Vir Assan (la Voie de la Flêche) : voler en ligne droite et ne pas hésiter, le Vir Bor'Assan (la Voie de l'Arc) : Plier mais ne pas rompre et le Vir Adahlen (la Voie de Forêt) : Ensemble nous sommes plus fort que seul.
L'elfe fit une pause et donna une claque vigoureuse à Arcill et Phalos. 
- C'est quoi cette fumée qui vient de votre village ?

samedi 2 octobre 2010

[Dragon Age] Session 3 (1)

Je m'appelle Eshara et je suis une éclaireuse pour mon peuple, les elfes Dalates. Je suis bien loin des terres de mon clan, tout cela à cause de mon frère Harralan qui sous le coup de la colère a trahit et fuit vers l'ouest. Ce n'est pas entièrement de sa faute, les humains l'ont poussé à bout et il semble qu'il ait découvert un lieu maudit où des "voix" l'ont poussé à retrouver un mage humain qui s'était laissé dominé par les démons. Par la plus grande des ironies dont seuls les dieux sont capables, j'ai été sauvé par le fils de l"humain maudit. Mon clan m'avait demandé de retrouver mon frère et de la ramener si possible. J'ai donc parcouru Ferelden d'est en ouest pour finir capturée par une bande d'humains adeptes d'un culte dédié aux loups qui marchent sur les pattes arrières. Les lois cruelles du hasard. Ce qu'ils m'ont fait restera à jamais gravé dans mon corps et mon esprit. Mais le temps guérit toutes les blessures. On le dit. On le dit. J'ai compris que mon frère était mort, mort deux fois car il avait finit par trouver son destin en devenant une créature morte et vivante à la fois, possédée par un démon.

Je m'égare. Le fils de l'humain maudit et ses amis, un jeune nain fils de marchand, un guerrier des montagnes et un elfe humanisé - étrange groupe - m'ont délivrée d'une façon musclée. Ces habitants du village de Malgranne, étaient partis à la recherche de tueurs hirsutes qui avaient sévit dans leur village pour récupérer de la poudre de Lyrium qui devait servir à fabriquer un élixir dit "Sang des Loups". J'ai compris que ces tueurs à forme de semi-loups étaient en fait des hommes appartenant à un culte qui voulait se venger des habitants d'une ville loin au nord, Highever. Le village de Malgranne devait leur servir de répétition. Le culte était dirigé par un mage de haut rang secondé par 2 autres mages. Les 4 amis les ont débusqué dans leur cabane dans les bois où j'étais retenue prisonnière et les ont tous tué. En revanche les 4 amis n'ont pas percuté lorsqu'ils ont apprit qu'une douzaine de personnes vivant des deux tentes à côté de la cabane étaient partis tôt le matin. Dommage, car les habitants de Malgranne auraient préférés restés en vie. Les mages avaient travaillés toute la nuit et confectionnés grâce au lyrium de nouvelles doses de la potion. De toute façon cette affaire était compliquée : Trent un apprenti brasseur membre du culte des loups et qui devait récupérer le lyrium avait fini par apprécier le village et ne voulait plus que ses habitants soient massacrés. Il avait été assassiné par le culte.

L'un des mages acolytes a eut comme idée de me prendre comme otage, ma vie contre la sienne. Les 4 amis n'ont pas tergiversé longtemps, l'elfe a décoché une flèche et tué net celui qui me tenait à sa merci. J'ai failli avoir la gorge tranchée. Cela dit j'ai aimé l'attitude de l'elfe. Il est possible qu'un jour il puisse se déshumaniser et retrouver son elfitude. Il m'a gardé attachée un petit moment. La confiance n'est pas son fort. Le nain a été parfait : il m'a donné très vite un couteau et j'ai profité d'un moment d'inattention pour me faufiler et retrouver ce salopard d'Everen Kochin, le chef de la secte que ce naif de mage humain, le fils du maudit, avait laissé filé. Je n'ai pas eu le temps de lui faire subir ce que j'avais imaginé car ce salop était redoutable. Les dieux m'ont aidé et j'ai pu lui enfoncer mon couteau dans le cul et le projeter à terre sans qu'il s'en aperçoive (enfin au début). Il est mort d'un façon très douloureuse.

Ils ont récupéré 9 souverains d'or et un ouvrage pour fabriquer l'élixir maudit. Je n'ai obtenu que quelques pièces d'argent. On a finit par retourner au village de Malgranne.  Ou du moins ce qu'il en reste. Les créatures se sont sacrifiés en massacrant un maximum de villageois et en brulant quelques maisons. Plus de forgeron, d'épiciers nains, de brasseur ou de fanatique religieuse (à part une petite grosse à l'air inoffensif). J'ai montré mes talents d'éclaireur en faisant le tour des fermes isolées pour rameuter du monde dans le village. Un adolescent bavant sur les cuisses m'a accompagné. 

J'ai proposé à mes "sauveurs" de m'accompagner vers le nord-est. Là au bout de la vallée de Ruswold je devrais retrouver mon clan. De plus un nouveau bann a été élu et je sais qu'il cherche des hommes pour l'aider à sécuriser la vallée. Après tout le nain a perdu ses parents (il a un fort caractère, pas une larme n'a coulée des ses yeux), le guerrier des montagnes semble autant à sa place dans ce lieu qu'une pucelle dans un camp de mercenaires, l'elfe doit s'émanciper et trouver sa voie (je l'aiderai ce petit mignon). Quant au mage féreldien, il semble accablé par ce qui est arrivé au village. Après la mort de son père cela fait peut être beaucoup. Néanmoins, j'ai un moyen infaillible pour le remettre d'aplomb...un bon coup de pied au cul.

mercredi 29 septembre 2010

Warrior, Rogue & Mage

C'a vous dirait un jeu de rôle gratuit, simple sans être simpliste et avec pas mal d'extensions ? Oui ! Parfait. Je vous conseille donc Warrior, Rogue & Mage, un jeu d'initiation influencé de manière très très lointaine par D&D (les races classiques, elfes, nains, orques, etc. sont possibles de manières optionnelles).
La grande originalité du jeu vient du fait que les personnages possèdent 3 attributs : Guerrier, Roublard et Mage dont la valeur varie au départ entre 0 et 6. Chaque attribut symbolise des capacités physiques et mentales, un entrainement lié cet attribut et un savoir-faire. Les personnages sont complétés par des compétences et des talents. La création est ultra-rapide et le système particulièrement simple à appréhender. A découvrir d'urgence.



lundi 27 septembre 2010

[Dragon Age] Feuille de référence 0.6

J'ai commencé à faire une feuille de référence en français pour mes joueurs. J'en suis à la version 0.6 qui contient :
  1. actions majeures et mineures (avec les nouveautés du Set 2 en playtest)
  2. les actions spéciales (stunts) de combat et de magie (avec les nouveautés du Set 2 en playtest)
Il reste à traduire les actions spéciales de Jeu de Rôle.

Feuille de référence v0.6

mercredi 22 septembre 2010

[Dragon Age] Set 2 en playtest

Green Ronin a ouvert les tests sur le contenu de la 2ème boite de son jeu Dragon Age RPG. Les groupes de joueurs motivés vont pouvoir tester les règles associées aux personnages au-delà du niveau 5. Green Ronin utilise le principe de D&D BECMI (Basic, Expert, Compagnon, Master, Immortal) où chaque boite de jeu proposait les règles pour jouer des personnages de niveau de plus en plus élevé (jusqu'à ce qu'ils deviennent immortels). Et plus le cadre officiel était le monde de Mystara qui abritait dans un lointain passé le monde de Blackmoor. Mais je m'égare.

Les règles en playtest permettent d'avoir une vision précise sur les prochaines possibilités offertes aux personnages. On trouve :
  • 10 nouveaux antécédents (background) : Antivan Wayfarer, Dwarf Duster, Ferelden Craftsman, Lower Caste Dwarf, Marcher Burgher, Nevarran Adventurer, Orlesian Exile, Qunari Beresaad, Qunari Tal-Vashoth, et Upper Caste Dwarf
  • La possibilité de jouer des mages originaires d'autres pays
  • La possibilité de jouer des personnages de niveau 6 à 10
  • Devenir un Gardien des Ombres
  • De nouveaux focus
  • La possibilité de spécialiser les classes de personnages : Arcane Warrior, Blood Mage, et Spirit Healer pour les mages; Assassin, Bard, et Duelist pour les roublards et Berserker, Champion, et Templar pour les guerriers
  • De nouveaux sorts, manœuvres (stunts), monstres et objets magiques
Tout cela me semble très enrichissant. Indubitablement Dragon Age RPG est le digne successeurs de D&D.

vendredi 17 septembre 2010

L'aventurier a rejoint les étoiles


Edwin Charles Tubb est décédé le 10 septembre de cette année à l'age de 90. Cette auteur de science-fiction est entre autre l'auteur de ma série d'anticipation préférée : L'aventurier des étoiles (une saga en 33 volumes). Dans cette série Earl Dumarest cherche a retrouver la Terre et lutte contre le Cyclan, une organisation qui cherche aussi les coordonnées la planète bleue.

Il a écrit plus de 100 romans et plus de 200 nouvelles. Il a travaillé aussi sur Cosmos : 1999.

Le roman Les vents de Gath, a été adapté en bande dessinée.
 
Sur le plan du jeu de rôle, des amateurs éclairés pensent qu'il a fortement influencé Marc Miller l'auteur de Traveller.

samedi 11 septembre 2010

Dungeons & Dragons Fantasy Roleplaying Game

A l'heure où les retroclones sont à la mode (OSRIC, Labyrinth Lord, Sword & Wizardry, Lamentations of the Flame Princess, Dark Dungeons, Spellcraft & Swordplay, Microlite74, etc.), Wizards revient aussi dans le passé en ressortant la (très) fameuse boîte rouge mais pour la 4E.

A l'ouverture de cette grosse boîte on est un peu déçu par la quantité du contenu : 2 livrets, des dés, des pions en cartons, des feuilles de personnages, un plateau de jeu réversible et des cartes d'objets magiques ou de pouvoirs. Pour initier les néophytes du jeu de rôle, le livret des joueurs propose un définir son personnage par un jeu de questions et de redirections à des paragraphes un peu comme un livre de la série "Le Livre dont vous êtes le Héros". C'est peut être ludique mais peu pratique. Le meneur de jeu peut découvrir en douceur les règles du jeu et mener sa première aventure.

Lorsque j'ai vu la boîte rouge en rayon,  ma mémoire cellulaire a pris les commandes de mon corps et je l'ai attrapé sans réfléchir. Même si je suis déçu par le contenu...m'en fous...je l'ai.